Congo-Kinshasa: Le sous-commissariat «Tosa Obika» neutralise « Général » et sa bande

11 Octobre 2019

A la tête d'une bande d'une quinzaine de marginaux, tous acquis à la cause de l'insécurité, un délinquant qui s'est surnommé « Général », non autrement identifié, a été mis hors d'état de nuire le week-end dernier. La police du sous-commissariat «Tosa Obika» basée au Camp Luka, le traquait, lui et ses partisans, depuis belle lurette.

Ce jeune marginal au cœur d'acier a en effet donné du fil à retordre aux policiers mobilisés pour l'appréhender. Alors qu'on disposait de quelques informations sur son refuge au quartier 2, la descente des éléments du sous-commissariat précité se soldait par un échec cuisant, la bande ayant pris la tangente pour d'autres cachettes. Et il a fallu attendre un soir du mois d'octobre. Les délinquants avaient érigé un poste d'observation au bord de la rivière Makelele, à la frontière entre Bandalungwa et Camp Luka.

Retranchés derrière des bambous, ils pointaient leurs victimes et en choisissaient celles qui paraissaient fortunées. Ainsi, une à une, elles étaient menacées, fouillées, brutalisées et dépouillées de leurs effets de valeur. Landu, 43 ans, vendeuse de fruits et ses voisines du quartier Congo, de passage par le petit pont, ont perdu toutes les recettes de la journée, ainsi que des téléphones portables.

Après ces dames, le tenancier d'une cabine téléphonique de coin de rue, Mayasi Dady, qui avait emprunté le même itinéraire, a été molesté par ces garnements du Camp Luka, membres de l'écurie du «Général », décidés à lui arracher son sac. Le jeune homme a tenté de s'opposer, mais peine perdue. Le recours aux machettes a dévoilé la cruauté de ces bandits qui ne reculaient devant rien. A un contre tous, Mayasi Dady n'a pas tenu tête au groupe. Grièvement blessé, après l'extorsion de son sac contenant des cartes prépayées, des téléphones portables, quelques devises et des billets de banque en francs congolais, la victime a été acheminée urgemment dans un centre médical du Camp Luka.

La triste nouvelle est parvenue tard la nuit au poste du sous-commissariat Tosa Obika, qui a décidé de lancer la chasse à l'homme. L'équipe des policiers dépêchée sur le lieu, sur les bords de la rivière Makelele, n'a pu rencontrer que quelques piétons gagnés par la panique et qui couraient à toutes jambes pour regagner leurs domiciles.

Auparavant, un élément de la Force terrestre habitant le camp Luka, au quartier 2, longeait une avenue vers 2 heures du matin. Ayant pris un verre de trop, il titubait, chantant quelques tubes à succès de Zaïko Langa Langa. Proie facile pour la bande à «Général», le soldat a été brutalisé, bien qu'il s'était présenté comme tel.

Pour les «Kuluna», la loi de la force devait s'appliquer sur ce militaire ivre. Il s'en est suivi une bagarre qui a vu l'élément de la Force terrestre blessé avec des armes blanches. Le lendemain matin, il avait saisi le poste de police, promettant d'aider à l'identification et à l'arrestation de ces hors la loi qui insécurisent le Camp Luka. Chaque soir, l'homme faisait la ronde des quartiers 2, 4, 10 et Congo, à la recherche des malfaiteurs. Au terme de trois jours de traque, il a croisé des victimes qui ont dévoilé l'identité de quelques délinquants et indiqué leurs différents refuges.

Sur base de ces informations, l'assaut de la police a été mené et sans incidents déplorables, quatre marginaux ont été neutralisés, les autres ayant pu s'échapper. Dans ce groupe, véritable coup de chance, le chef de gang, le fameux «Général» était appréhendé.

Au moment où nous mettons sous presse, le sous-commissariat «Tosa Obika» s'est donné trois missions : rechercher les autres membres de l'écurie encore en cavale. Interroger et confronter les prévenus en état d'arrestation avec les premières victimes qui se sont signalées; enfin tenter de reconstituer le palmarès de ces malfaiteurs dont on dit qu'ils venaient de groupes différents avant de constituer autour d'un nouveau chef de bande, l'écurie qui fait trembler tout Camp Luka.

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