Afrique: Croissance économique en Afrique - La Banque mondiale mise sur les femmes

Le 2e rapport Africa's Pulse de l'institution pour 2019 milite également pour l'autonomisation des populations pauvres sur le continent.

Alors que l'année 2019 tire vers sa fin, la Banque mondiale estime que la croissance en Afrique subsaharienne ne parvient pas à décoller, freinée par les incertitudes persistantes de l'économie mondiale et des réformes intérieures qui marquent le pas.

L'institution financière le mentionne dans la 20e édition d'Africa's Pulse, son rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine, présentée mercredi dernier.

Ainsi, les économistes de la BM pensent que globalement, la croissance devrait ressortir à 2,6 % en 2019, contre 2,5 % l'année dernière, une performance inférieure de 0,2 point de pourcentage aux prévisions d'avril.

Pour ce qui est des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, l'activité devrait croître à un rythme modéré à la faveur d'une hausse de la production de pétrole, entre autres.

Mais à l'évidence, ces taux sont peu encourageants et la Banque propose des pistes pour améliorer les performances : l'accélération de la réduction de la pauvreté et la promotion de l'autonomisation de la femme.

L'Afrique subsaharienne est la seule région du monde pouvant se targuer d'avoir plus de femmes au profil entrepreneurial que d'hommes, sachant que les Africaines jouent un rôle clé dans l'agriculture sur le continent.

Mais les écarts de salaire entre les sexes étouffent cette singularité. « Les agricultrices produisent 33 % de moins par hectare que les agriculteurs et les entrepreneures ou cheffes d'entreprise gagnent 34 % de moins que leurs homologues masculins », indiquent le rapport.

Des chiffres contestés par certains, qui estiment que cela ne reflète pas la réalité sur le terrain. Selon le rapport, la lutte contre la pauvreté doit donner aux pauvres les moyens d'agir notamment en valorisant l'agriculture et en développant les activités rurales non agricoles. Il faudrait aussi optimiser l'allocation de fonds publics pour améliorer le quotidien des plus vulnérables.

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