Sénégal: Consolidation du vivre ensemble sénégalais - Les recommandations du cadre unitaire de l'islam

11 Octobre 2019

Le Cadre unitaire de l'Islam au Sénégal, a organisé à une journée de réflexion sur les défis du «vivre ensemble» et les réponses pertinentes à la remise en question des ressorts qui ont fait la stabilité légendaire de notre pays. Le Cadre unitaire de l'Islam au Sénégal a entrepris sa première journée d'action sur la réflexion sur le «vivre ensemble» sénégalais.

En conférence de presse, les membres de cette structure créée il y a quatre ans, ont expliqué que ce cadre a pour but de «préserver la solidité et l'exceptionnalité du vivre ensemble sénégalais» et de cohabitation pacifique ainsi que de jouer un rôle de régulateur et de force de proposition sur tous les enjeux et défis qui concernent le Sénégal et la sous-région.

Il s'agit d'un regroupement des communautés scientifiques, des principales confréries et autres courants religieux du Sénégal qui structurent ce vivre ensemble.

Selon son président, Cheikh Ahmed Tidiane Sy, cette première journée de réflexion suit un plan d'actions opérationnel permettant d'avoir des avancées au niveau du vivre ensemble sénégalais.

«Nous avons entamé cette journée de réflexion pour d'abord faire le bilan de nos quatre années d'existence, évaluer les progrès mais aussi les limites de notre association et poser les perspectives de développement pour les prochaines années en tenant en compte, bien entendu, du plan d'action que nous avons déjà élaboré et commencé à mettre en place.

Un plan d'actions opérationnel qui est composé de cinq (5) à six (6) points: un projet de vulgarisation des écrits de nos érudits et de nos grandes figures islamiques en matière de vivre ensemble, de tolérance et de paix ; le projet cadre de numérisation de la vie et du patrimoine écrite de nos érudits ; les différentes bibliothèques traditionnelles qui existaient dans le pays ; le projet de monitoring des contenus offensants dans les médias et les réseaux sociaux pour prévenir les crises entre les différentes communautés ; le mécanisme de soutien aux daaras et enfin la mise en harmonie du calendrier musulman des fêtes religieuses.»

M. Sy n'a pas manqué de revenir sur les propositions soumises en ce sens. «Nous avons quelques propositions à soumettre lors de cette journée...

C'est d'abord d'inscrire dans l'agenda du Dialogue national le vivre ensemble sénégalais que nous pensons être important pour la bonne cohabitation des communautés religieuses au Sénégal, la mise en place d'une semaine du vivre ensemble sénégalais qui sera célébré pour mettre en avant tous les outils que nous avons mis en place pour pouvoir promouvoir le vivre ensemble sénégalais.

Je veux parler du cousinage à plaisanterie, du leadership des religieux en matière de promotion du vivre ensemble, qui doivent être mis en avant pour permettre aux Sénégalais de mieux promouvoir le vivre ensemble sénégalais», souligne-t-il.

Aussi a-t-il relevé que «ce vivre ensemble» est menacé, citant «des phénomènes qui peuvent ébranler ce vivre ensemble sénégalais. Nous l'avons vu avec l'histoire du voile à Sainte Jeanne d'Arc, l'interdiction de prière dans une société de la place ou encore ces insultes envers nos figures religieuses.

Mais, la récente inauguration de la mosquée Massalikoul Jinaan a montré que nous avons encore des ressorts qui nous permettent de bien solidifier cet ancrage de la société sénégalaise dans la paix et la tolérance. Nous avons espoir que ce leadership religieux devrait continuer à guider nos pas pour la préservation de la paix», note t-il.

A noter qu'un manuel de plus de 120 pages a déjà été élaboré. Il est en phase de finalisation et devrait être présenté aux autorités publiques dans les meilleurs délais afin qu'un séminaire de validation et de mise en cohérence de ce document avec le système éducatif sénégalais puisse être tenu. Histoire de pouvoir commencer à enseigner ces écrits-là dans les écoles sénégalaises.

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Plus de: Sud Quotidien

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