Cameroun: Opportunités - On peut se débrouiller dignement

L'on dénombre une multitude de jobs en parallèle aux études qui permettent de joindre les deux bouts tout en évitant de se compromettre.

Il existe une tranche de jeunes filles qui ont choisi la voie de la débrouillardise, au lieu de sombrer dans la débauche liée à l'appât du gain facile. Au quotidien, elles se livrent à des activités génératrices de revenus afin de subvenir à leurs besoins : entre autres frais de scolarité, loyers, nourriture et soins de santé.

Des opportunités de se faire de l'argent ne manquent pas à Yaoundé et certaines étudiantes, conscientes de cette manne, la saisissent au quotidien.

Parmi ces créneaux du système D négligés par les jeunes filles, on retrouve le baby-sitting qui consiste à garder des enfants en l'absence des parents. Cette activité lucrative permet à certaines jeunes filles de combiner études et travail.

Léa, étudiante exerce ce métier à mi-temps. « J'ai cours trois fois par semaine et à des heures raisonnables.

Du coup, je passe mon temps libre à me faire de l'argent par du baby-sitting dans les familles qui en manifestent le besoin », confie la jeune fille. Donner des cours de répétition aussi, est une activité porteuse de revenus, car la demande est souvent très forte pendant l'année scolaire.

Les parents qui souhaitent un soutien scolaire pour leurs enfants sollicitent le savoir des jeunes étudiants.

« Grâce aux cours de répétitions que je donne, je ne suis plus une charge pour mes parents. Je suis payée 50 000 F par mois pour encadrer un enfant de CM2 dans une famille », assure Francine O., étudiante à l'Université de Yaoundé II-Soa.

Certaines jeunes filles optent même pour la réalisation des coiffures à domicile. Pour d'autres, ce sont les tâches ménagères chez des particuliers.

« Il y a encore des jeunes dynamiques qui ne demandent qu'à se rendre utiles. Une étudiante vient trois fois par semaine faire le ménage chez moi et ce que je lui donne lui permet de payer ses études », confie Patrick M., cadre dans une entreprise de la place.

« Comme mes parents n'ont pas assez de moyens financiers pour me pousser à l'école, j'ai donc décidé de trier les habits premiers choix au marché Mokolo et de les proposer aux dames dans les domiciles où dans les entreprises.

Certaines me donnent même de l'argent liquide pour faire le tri à leur place. C'est grâce à cette activité que je mets de l'argent de côté pour mes études », fait savoir Nathalie M., étudiante. Etant un cordon bleu, Claudine, a quant à elle décidé de faire en parallèle ce qu'elle affectionne le plus : la cuisine.

« Je prépare la nourriture chez des particuliers deux à trois fois par semaine. Il est juste question de faire la cuisine pour une semaine et en retour j'ai une paie journalière de 15 000 F. De quoi gérer mes petits besoins », se réjouit-elle.

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