Congo-Kinshasa: Epidémie d'Ebola - Une réponse collective s'impose

Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l'étranger, Jean-Claude Gakosso, a invité, le 11 octobre à Brazzaville, tous les citoyens de la région des Grands Lacs à prendre des mesures idoines pour combattre la maladie qui sévit déjà en République démocratique du Congo (RDC) voisine, prévenant qu'elle peut atteindre toute la région.

« Cette réponse va au-delà du simple devoir de solidarité. En vérité, elle s'inscrit dans une démarche de survie collective. Chacun peut donc mesurer la responsabilité historique qui est la nôtre... », sans oublier celle des gouvernements de l'espace communautaire, a déclaré Jean-Claude Gakosso.

C'était à l'ouverture de la réunion des experts de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (Cirgl) dont les travaux s'achèvent le 12 octobre à Brazzaville.

S'adressant particulièrement aux experts présents dans la salle, dont des médecins, des chercheurs, des universitaires de haut rang, des agents sociaux, il a loué leur détermination visant à « réfléchir aux voies et moyens d'apporter chacun  sa contribution à la riposte » robuste contre l'épizootie.

Le chef de la diplomatie congolaise, dont le pays assure la présidence en exercice du Cirgl, s'est félicité de ce que « des efforts louables et soutenus ont permis des avancées significatives dans la riposte au virus Ebola », même si « la bataille n'est pas encore gagnée ».

Evoquant de la République du Congo qui a accueilli la réunion des experts, Jean-Claude Gakosso a dit qu'elle s'est « voulue porteuse d'espérance », mais aussi « du devoir face au malheur ».

Il faisait allusion aux mesures qui seront prises pour faire face à l'épidémie qui a déjà causé des dégâts énormes : deux mille personnes en sont mortes et des cas confirmés ont été signalés en Ouganda, un autre pays frontalier de la RDC.

Au sujet du devoir où, selon lui, « la compassion doit se conjuguer avec l'action », le ministre a assuré travailler à son « accomplissement » avec sa collègue en charge de la Santé, comme cela a été demandé par le président de la République, Denis Sassou N'Guesso.

Si le gouvernement de la RDC et ses partenaires ont fourni des efforts pour combattre la pandémie, on assiste fort malheureusement à des menaces directes et croissantes contre les équipes d'intervention.

A titre illustratif : cent trente-deux attaques, quatre morts et trente-huit blessés ont été enregistrés depuis le 1er août 2018.

A cela s'ajoutent des cas d'insécurité qui ont contraint des médecins et personnels soignants à se déplacer. Jean-Claude Gakosso a condamné « les forces négatives » qui « écument » la sous-région et mettent en péril la vie des agents de santé en lutte contre Ebola.

De leur côté, la ministre de la Santé, de la population et de l'intégration de la femme au développement, Jacqueline Lydia Mikolo, et le secrétaire exécutif de la Cirgl, Zachary Muburi-Muita, ont parlé du danger encouru par la population si des mesures adéquates ne sont pas prises pour lutter contre la maladie à virus Ebola.

Ils ont de ce fait appelé à créer des conditions et des mécanismes qui s'imposent pour éviter la propagation de l'épidémie dans les pays de la sous-région.

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