Gabon: Des comptes de capital naturel - WWF Gabon renforce les capacités des parties prenantes

11 Octobre 2019

WWF Gabon, avec l'appui technique de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a récemment organisé à Libreville, un atelier sur « Des comptes de capital naturel au service d'orientations économiques nationales Soutenables ».

Cette rencontre avait plusieurs objectifs, notamment ouvrir un dialogue multi-acteurs, et commencer le recensement des sources de données disponibles à l'aide de la méthode ENCA-QSP qui semble la mieux adaptée pour cet exercice au Gabon.

C'est dans un hôtel de la capitale gabonaise que s'est tenu le 9 octobre dernier, l'atelier « Des comptes de capital naturel au service d'orientations économiques nationales Soutenables » qui s'inscrit dans une politique d'élaboration des comptes de capital naturel au niveau national.

Le projet piloté par l'UICN et financé par l'Agence Française pour le Développement (AFD) a pour objectif de surmonter ces difficultés à l'échelle d'un pays.

Pour cela, il a été convenu de développer un pilote national au bénéfice d'un pays en développement de grande surface et dont l'économie repose d'une mesure significative sur ses ressources naturelles.

A l'ouverture des travaux, Marthe Mapangou, Directrice Nationale de WWF Gabon a rappelé l'intérêt de cet atelier qui vise à lancer le projet de comptes de capital naturel du Gabon. Par ailleurs, ce n'est pas la première fois que le Gabon s'intéresse à cet exercice.

Il y a quelques années déjà, avec l'accompagnement du Programme des Nations Unies pour l'Environnement le Gabon a expérimenté l'approche SEA, un système comptable qui prend en compte des données environnementales. Mais faute de données nécessaires, l'exercice n'a pas abouti.

« L'exercice que nous voulons faire maintenant, c'est de se donner des arguments comptables et économiques qui permettent de nourrir et justifier les choix politiques que le Gouvernement faits. Par exemple, dans le Plan Stratégique Gabon Emergent, la diversification de l'économie est au cœur de la démarche du Gouvernement.

Mais les choix qui sont faits aussi bien dans le développement de l'agro-industrie, les mines, les infrastructures, et bien d'autres, ce sont des choix qui vont avoir un impact sur le capital naturel », a indiqué la Directrice Nationale de WWF Gabon.

Cet atelier de Libreville a débuté quelques jours plus tôt par la consultation des différentes parties prenantes, administration étatiques, société civile, partenaires économiques.

L'idée étant de mieux comprendre les attentes de tout le monde par rapport à cet exercice dont la méthode ENCA-QSP présentée par Philippe Puydarrieux de l'UICN apparait comme la mieux adaptée. Pour lui, « c'est une méthode qui se veut facile à mettre en œuvre, rapide, pragmatique, flexible.

Bien souvent, la difficulté qu'on a à évaluer le capital naturel, c'est le manque de données. On va travailler avec une méthode flexible.

On pourra l'adapter en fonction des données disponibles pour obtenir des résultats peu coûteux dans un délai relativement court.

L'idée c'est que ces résultats soient tout à fait pertinents et adaptés aux questions posées. L'objectif de la méthode c'est aussi de répondre aux questions qui intègrent les autochtones, les populations locales ».

La méthode ENCA-QSP développée par Jean-Louis Weber et publiée par le Secrétariat de la CDB (SCBD 2014) vise à produire 4 comptes de capital naturel portant sur les sols, le carbone, l'eau et les écosystèmes.

Ces comptes sont produits à partir de données cartographiques et de données statistiques et prennent la forme de tables de valeurs.

Pour rappel, le Plan Stratégique pour la Diversité Biologique 2011-2020 prévoit que « d'ici à 2020 au plus tard, les valeurs de la diversité biologique ont été  incorporées dans les comptes nationaux, selon que de besoin » (Objectif d'Aïchi n°2).

A travers l'organisation de cet atelier, le Gabon compte atteindre cette ambition qui est un apport à la matérialisation du développement durable.

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