Congo-Brazzaville: Rentrée littéraire du Congo 2019 - " L'avenir est dans ma tête" ouvre la série des tables rondes

Le nouveau roman de l'écrivain dramaturge Henri Djombo était à l' honneur, le 10 octobre, à la Librairie les Manguiers des Dépêches de Brazzaville, à l'occasion des activités la troisième édition de la rentrée littéraire qui se sont poursuivies jusqu'au 12 octobre.

Paru aux éditions Le Lys Bleu, en septembre dernier, "L'avenir est dans ma tête" est un roman d'éducation et d'initiation dans lequel plusieurs thématiques sont abordées par l'auteur, parmi lesquelles le courage, la formation, la connaissance. Bâti sur des faits réels et fictifs, il a été au centre du débat jeudi.

Des villes, lieux, pays et événements tels que Brazzaville, Poto-Poto, Enyellé, New York, Brésil, le grand orage de 2015 tombé à la clôture des Jeux africains sont des faits réels que l'auteur a utilisés dans son ouvrage de cent soixante-huit pages pour certainement rapprocher les lecteurs à leurs propres réalités.

Cependant, le récit sur le caïman n'est qu'une fiction. « C'est cette fiction qui donne du sel et du piment à la sauce de ce récit que chacun veut lire et découvrir », a dit Henri Djombo.

Par ailleurs, toute la partie de l'éducation au village, évoquée dans ce roman, est en réalité l'initiation à la vie de l'enfance jusqu'à l'âge adulte.

« On vous apprend comment être un homme accompli, si vous ne suivez pas ces conseils que vos parents vous donnent à 4h et 5h du matin, vous allez avoir du mal à trouver par vous-même votre chemin, c'est ce qui caractérise l'ensemble des enfants qui ont grandi au village », a signifié l'écrivain.

Dans ce livre, l'auteur y raconte des bon moments d'enfance de Remi Zela, son éducation, ses rapports avec son entourage, son attachement à la nature et son désir de réussir dans la vie. Remi Zela quitte son village natal, mais aussi son pays, le Congo, pour le Brésil, assumant des fonctions internationales.

Après plusieurs années passées à l'étranger, il rentre retraité et constate que les choses n'ont pas changé.

Assis sous la véranda de sa maison, il se rappelle les grands moments de son existence, son enfance sur les bords du fleuve Congo, de sa vie à Enyellé dans son village natal, ses expériences professionnelles et privée, son combat victorieux contre un caïman.

Henri Djombo a aussi fait savoir que l'école de la vie aide à se propulser, à devenir sage, à comprendre les phénomènes de la vie en général. Cette école-là, a-t-il dit il, est indispensable et personne ne peut s'en passer.

« Si hier nous nous construisions pour grandir, adultes, nous devons construire pour résister, il faut que nous nous impliquions et nous pouvons nous rendre compte que tous les actes que nous posons, en grande partie, c'est pour nous permettre de manger, nous travaillons pour manger.

Nous nous trouvons devant des nouvelles responsabilités mais des responsabilités d'hommes qui doivent faire face à des multiples obligations sociales, professionnelles, etc. », a expliqué l'auteur.

Il a justifié le titre de l'ouvrage, "L'avenir est dans ma tête", par le fait que l'avenir de tout un chacun a été rêvé depuis l'enfance.

Quand les enfants se battent tout-petits à aller à l'école, a-t-i signgifié, c'est qu'ils ont un rêve, par exemple être comme leur le maître, lui qui est le premier à transmettre la connaissance et qui devient alors un modèle de vie...

Selon Henri Djombo, c'est l'ensemble des admirations qui féconde l'avenir commun mais, beaucoup vont chercher dans le livre le plan qui est élaboré pour cet avenir, alors qu'il n'existe pas.

L'avenir qui est dans la tête, c'est celui-là qui amène chacun à s'affranchir de tout, être meilleur, bon, intelligent. Une ambition légitime de chacun de rêver être quelqu'un, d'apporter quelque chose dans la vie, a poursuivi l'auteur.

C'est par un appel à la réflexion qu'Henri Djombo a conclu le débat, lançant: « Avec nos avenirs communs, nous pouvons changer la réalité nationale ».

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