Sénégal: Cancer - 8000 cas par an selon les estimations (cancérologue)

Photo illustration - Lors d’une pénurie de morphine au Sénégal, une patiente souffrant d’un cancer s’agrippe à la barre d’appui de de son lit d’hôpital à Dakar, le médicament requis étant indisponible.

Podor (Saint-Louis), 11 oct. (APS) - Le Sénégal enregistre chaque année selon les estimations, autour de 8.000 nouveaux cas de cancer, a révélé le directeur de l'Institut du cancer de Dakar, professeur Mamadou Diop.

Cependant, le pays ne dispose pas encore de "chiffre officiel pour le recensement des cas de cancer", s'est empressé de préciser le Pr Diop, jeudi, à l'issue des journées de formation des sages-femmes du district sanitaire de Podor, couplée à un dépistage gratuit du cancer du sein et du col de l'utérus.

Malgré l'absence de chiffre officiel, la certitude est que d'après lui "le cancer du sein reste le premier cancer, avec plus de 1.000 cas par année [et] une mortalité assez élevée, qui tourne aux alentours de 70 pour cent, suivi du cancer du col de l'utérus".

Ces journées de formation et de dépistage gratuit du cancer du col de l'utérus et du sein (8-10 octobre) ont été organisées sous l'égide de la Ligue sénégalaise contre le cancer (LISCA), en partenariat avec l'opérateur portuaire DP World.

Le Pr Diop a rappelé l'introduction, il y a un an, de la vaccination pour les filles âgées de 9 ans, dans le programme élargi de vaccination (PEV).

Le Pr Mamadou Diop, chirurgien cancérologue, annonce que les coûts de traitement du cancer vont être "sensiblement allégés, à cause" de la subvention de la chimiothérapie [... ], surtout pour les cancers gynécologiques, notamment le cancer du col de l'utérus et du sein".

Il explique en effet que la gratuité de la chimiothérapie, voulue par le gouvernement, "aura un impact positif certain sur le coût des traitements du cancer au Sénégal".

"Mais il faut aussi savoir que la chimiothérapie seule ne traite pas le cancer, car il y a aussi la radiothérapie, la chirurgie, le bilan diagnostic et le bilan d'extension", a-t-il fait remarquer.

Pour lui, toutes "ces mesures [... ] sont aussi une avancée significative". Il estime qu'il faut néanmoins que "l'Etat continue dans ce sens pour encore rendre le traitement du cancer beaucoup plus accessible pour les malades qui sont très souvent démunis".

Il a expliqué que pendant trois jours, les sages-femmes du district sanitaire de Podor ont subi une formation théorique et pratique sur les techniques de l'inspection visuelle et de traitement des lésions cancéreuses par la cryothérapie.

Yacine Diop, responsable du développement durable à DP WORD, a rappelé que dans le cadre de sa politique de développement durable, l'opérateur portuaire a mis en place des piliers stratégiques d'investissement communautaire.

Elle a précisé que c'est cela qui justifie l'accompagnement de la LISCA pour son programme de santé pour couvrir les 75 districts sanitaires du Sénégal. Il s'agit, a-t-elle rappelé, de former et d'outiller les sages-femmes et le personnel de santé "sur le dépistage précoce des lésions précancéreuse du col de l'utérus et du sein".

Elle a signalé que l'Institut de cancer, en collaboration avec la LISCA et DP WORD, s'est engagé à coupler la vaccination à un programme de dépistage pour faire reculer le cancer.

Le Dr Mamoudou Bocoum, médecin-chef adjoint du district sanitaire de Podor, s'est réjoui de cette formation des sages-femmes pour le dépistage précoce du cancer du col de l'utérus et du sein, mais aussi du traitement par cryothérapie.

Selon lui, 400 femmes du département de Podor ont dans le même temps bénéficié de dépistages gratuits du cancer du col de l'utérus, mais aussi d'un appareil cryothérapie offert par DP WORD, pour le traitement du cancer du col de l'utérus.

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