Congo-Brazzaville: Circulation des produits interdits à la consommation - Les commerçants rendent responsable le ministère de tutelle

Le président du syndicat de l'Union nationale des commerçants du Congo (UNCC), Nicodème Nzoutany Eloye, s'est désengagé de la présence dans les rayons des boutiques et supermarchés de Brazzaville des produits libellés en langues étrangères autre que le français.

Dans un entretien exclusif avec Les Dépêches de Brazzaville, Nicodème Nzoutany Eloye a fait savoir que la présence sur le marché des produits prohibés n'est aucunement la faute des commerçants. La responsabilité revient plutôt à l'administration publique qui octroie des autorisations favorisant l'importation de ces produits, alors que leurs notices sont libellées en langues étrangères.

La loi n°3-2007 du 24 janvier 2007, a-t-il rappelé, permet aux consommateurs de prendre connaissance sur la qualité des produits avant tout éventuelle utilisation. Elle interdit également l'importation de tous biens et services non accompagnés d'une notice écrite en langue française, a-t-il ajouté. En effet, les produits libellés en langues étrangères, d'après les pouvoirs publics, représentent un risque pour les consommateurs dans le choix et l'utilisation de ceux-ci.

« La loi n°3-2007 est une loi qui est claire et qui ne demande aucune interprétation. Pour nous, elle ne pose aucun problème, et je pense que les commerçants en majorité sont informés en ce qui concerne l'application de cette loi. En outre, la plus grande partie du travail doit être faite par l'Etat. Ce n'est pas un travail des commerçants », a clarifié Nicodème Nzoutany Eloye.

Selon le président de l'UNCC, « les commerçants ne s'entêtent pas à vendre des produits en langues étrangères», renchérissant, pour dégager leur responsabilité: « Nous avons la loi n°03 du 24 janvier 2007 réglementant les importations et exportations en République du Congo et ces importations sont faites sous deux formes, à savoir la déclaration d'importation et l'autorisation spéciale d'importation. Donc, la présence de ces produits sur le marché n'incombe pas aux commerçants ».

Nicodème Nzoutany Eloye estime qu' il y a plutôt une certaine légèreté au niveau du ministère du Commerce, des approvisionnements et de la consommation, pointant du doigt les brigades que ce ministère place au niveau des frontières. « Le contrôle n'est pas fait en amont, d'où cette difficulté qui resurgit. Si ces derniers le faisaient convenablement, aucun problème ne se poserait », a-t-il affirmé.

Rappelons que c'est depuis le mois de mai que l'opération interdisant l'importation et la commercialisation des produits dont les notices sont libellées en langues étrangères avait été instaurée.

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