Cote d'Ivoire: Immatriculation des motos - La Sicta et Quipux Afrique conjuguent leurs expertises

11 Octobre 2019

Une trentaine d'experts venus du ministère des Transports, du ministère du Commerce, de la Direction générale des impôts (Dgi), du Guichet unique automobile (Gua), ainsi que d'autres parties prenantes dans la chaîne de l'importation et de la vente des motos et tricycles étaient en atelier le 10 octobre, pour réfléchir sur un système intégré de gestion de l'immatriculation des engins à deux et trois roues.

Organisée conjointement par la Sicta et Quipux Afrique, à Azalaï Hôtel-Abidjan, cette réunion de travail avait pour objectif d'étudier les modalités de mise en place d'un Système de gestion de l'immatriculation des motos dit « Sygmoto ».

L'opérationnalisation de Sygmoto permettra de résoudre à la fois le problème sécuritaire et financier engendré par les engins à deux et trois roues. En effet, seuls 38 000 engins à deux roues sont immatriculés sur plus de 300 000 qui s'acquittent de la vignette, selon le ministère des Transports. En outre, plusieurs de ces motos roulent sans immatriculation, servant à une nouvelle génération de gangsters d'une part et sont impliqués dans bon nombre d'accidents de la route.

«Il faut arriver à assainir ce secteur d'activité. Il n'est pas logique que des motos de plus de 80 cm3 qui roulent à 90, à 100 Km/h ne soient pas immatriculées. C'est un manque important de recette, un manquement à la réglementation», a indiqué Dominique Gouvernayre, directeur général de la Sicta.

«Il s'agit de réfléchir dans le cadre de nos prérogatives à l'élaboration d'un cadre de travail afin de doter le secteur d'un outil qui permettrait de mieux maîtriser l'expansion de l'usage des motos, tricycles et quadricycles. Les axes que nous proposons sont les suivants: comment mieux gérer la sécurité des motards et personnes transportées ? Comment faciliter et accélérer le commerce des motos ? Comment rassurer les automobilistes impliqués dans des accidents avec des motos non immatriculées ? Comment aider la Dgi à collecter les vignettes ? », a-t-il poursuivi.

Selon Kumassi Jean-Dominique, conseiller technique représentant le ministre des Transports, le gouvernement attend «des résolutions pertinentes pour une administration des transports moderne», des travaux qui se déroulent sur deux jours.

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