Ile Maurice: Harshani Mahadoo, animatrice et candidate au nº 12 - «Je suis pour la dépénalisation du cannabis»

Depuis que leur candidature a été annoncée, les blagues et autres mèmes sur Harshani Mahadoo, Sandra Mayotte et Subhashnee Luchmun-Roy ont envahi Facebook. Certains s'interrogent sur leur expérience en politique alors que d'autres critiques, plus acerbes, se demandent si «dan Parlman bizin animatris ek santez»...

«On parle du chômage, mais nous sommes dans un système où si une personne n'a pas de diplôme, il lui est difficile de démarrer dans la vie, alors qu'il peut avoir d'autres talents.»

Comment passe-t-on d'animatrice à politicienne ?

Oh ça, vous savez... Tout le monde doit bien faire ses premiers pas en politique un jour. Puis vous savez, j'ai été dans les médias pendant sept ans. J'étais journaliste avant d'être animatrice. Donc la politique, je connais. Puis, être animatrice ne veut pas dire que ma vie se réduisait à ma profession. J'avais du temps pour m'intéresser à autre chose.

On dit que vous avez rejoint le Reform Party ?

Ce n'est pas vrai. Je serai candidate, c'est sûr, mais peut-être indépendante ou sous la bannière du Reform Party. Vous savez, l'engagement politique est quelque chose de tellement sacré que je ne peux pas prendre une décision à la légère...

Justement. Pourquoi ce parti et pas un autre ?

Le parti reflète mes idéologies. Nous ne sommes plus à l'ère de voter «get figir». Je souhaite adhérer à un parti frais. Depuis toujours, on vote soit pour A soit pour B. Il est temps d'avoir une troisième force. En plus, Roshi Bhadain a une certaine dose de «connaissance», il est qualifié pour nous mener vers une économie saine.

C'est-à-dire ?

Prenons la mesure qui consiste à augmenter la pension de vieillesse par exemple. Ben, il faut savoir où trouver l'argent. Si on baisse les salaires des ministres et députés, on peut financer pas mal de mesures, y compris aider la classe des travailleurs, dont les moins bien lotis touchent le salaire minimum.

Ça, c'est l'idée du leader du Reform Party. Vous en avez, à vous ?

Plein ! Prenons le cannabis. Je suis pour la dépénalisation et la classification comme drogue douce. On perdra moins de temps avec un jeune qui roule un joint pour le plaisir et on pourra finalement s'attaquer aux gros bonnets. Ou encore, faire de sorte que la Police and Criminal Evidence Act soit votée. Depuis des années, c'est au stade de projet de loi. Ce n'est qu'avec de telles mesures qu'on viendra à bout de cette histoire de charge provisoire.

Ou encore, aider les gens à être entrepreneur. Par exemple, ils pourront envoyer leurs idées de projets chaque trois mois, et nous pourrons en aider un après avoir fait un choix. On parle du chômage, mais nous sommes dans un système où si une personne n'a pas de diplôme, il lui est difficile de démarrer dans la vie, alors qu'il peut avoir d'autres talents.

Avec ou sans Reform, vous serez au nº 12 (Mahébourg-PlaineMaignen). Pourquoi ce choix ?

Parce j'y suis née et que j'y habite toujours. Je connais chaque recoin de la circonscription. Faire du porte-à-porte dans une région n'aide pas à connaître le problème des habitants. Moi, ayant vécu ici, je sais qui a quel problème, je sais où il y a de la grogne et surtout, je saurai comment gérer.

Elles n'ont pas donné de la voix

Face au nombre de critiques et autres railleries de la part des internautes - mais aussi des encouragements de certains - nous avons voulu avoir la version de toutes les «personnalités» qui se sont fraîchement engagées dans les différents partis, surtout depuis que les anciens ministres s'y sont mis et ont commencé à dénigrer les néophytes. Ainsi, Sandra Mayotte chanteuse et animatrice, et Subhashnee Luchmun-Roy ont été sollicitées. Cependant, il fallait la permission du chargé de communication de la campagne, qui a promis de revenir vers nous. Nous sommes toujours dans l'attente du feu vert. Nous avons en outre essayé de contacter Jasmine Toulouse, chanteuse, mais elle n'a pas répondu aux appels.

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