Congo-Brazzaville: Investissements - Echange entre le président Denis Sassou N'Guesso et les chefs d'entreprise belges

Un pays stable, en paix, ouvert sur le monde et à l'entrepreneuriat étranger ; un pays à la population majoritairement jeune qui a entrepris, ces dernières décennies, de se doter d'infrastructures de base, de combattre la corruption et améliorer le climat des affaires ; un pays qui dispose de ressources naturelles suffisantes, tel est le contenu de la fiche-pays exposée aux chefs d'entreprise belges par le président de la République, Denis Sassou N'Guesso, qui les a reçus, le 11 octobre, au Palais du peuple, au terme de leur mission de prospection des opportunités d'investir et consolider leur présence au Congo.

Lors de l'entretien avec la délégation belge composée d'une cinquantaine de chefs d'entreprise et d'universitaires, la tâche du chef de l'Etat congolais a été facilitée en amont, pourrait-on dire, par le fait que les hommes et les femmes venus le rencontrer avaient eu le temps depuis leur arrivée, le 4 octobre, d'échanger avec les milieux d'affaires congolais, des ministres et le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba.

Les opérateurs économiques belges s'étaient aussi rendus à Pointe-Noire, la capitale économique où, en plus de l'activité pétrolière et gazière qui s'y développe, se trouve le port en eau profonde pourvu d'un terminal à conteneurs de grande capacité. Symbole de l'ouverture du Congo sur l'océan Atlantique, le port autonome de Pointe-Noire est aussi l'axe par lequel sa vocation de pays de transit au cœur de l'Afrique centrale fait de lui l'un des maillons essentiels de la circulation des personnes et des biens au sein de la sous-région. :

« Nous sommes très touchés par la décision que vous avez prise de venir au contact de la réalité », a déclaré le président de la République, rappelant, par ailleurs, que très souvent, en Europe, « il y a beaucoup de personnes qui parlent de l'Afrique et de ses dirigeants sans jamais les connaître, et nombreux n'ont jamais fait le déplacement de l'Afrique pour connaître ses peuples », poursuivant: « Comme vous l'avez constaé, le Congo est un pays en paix et vous pouvez vous y installer et entreprendre en toute quiétude».

Denis Sassou N'Guesso a aussi souligné que le Congo est partisan d'une coopération diversifiée. « Nous ne créons pas de privilèges et de monopoles », a-t-il martelé, prenant l'exemple de l'exploitation du pétrole et du gaz dans le périmètre de Pointe-Noire. Dans un secteur stratégique comme celui-là, le président de la République a confié: « Nous avons des opérateurs français, italiens, chinois, américains et bien d'autres ».

Cerise sur le gâteau, la rencontre entre le chef de l'Etat congolais et les hommes d'affaires belges s'est clôturée sur un pas de danse et par le plaidoyer qu'il a lancé pour l'inscription de la rumba, mythique rythme dansant développé par les deux Congo, au patrimoine mondial de l'Unesco.

Une ouverture de marché

La cheffe de la délégation des hommes d'affaires belges, Isabelle Grippa, a, au sortir de l'audience avec le chef de l'Etat congolais, salué le grand succès de cette mission qui, selon elle, constitue une ouverture de marché.

« C'est une mission de prospection, une mission multisectorielle. Nous sommes venus avec plus de cinquante entreprises belges et c'est donc une première qui a vocation à perdurer. J'ai invité monsieur le président de la République à faire une mission économique du Congo en Belgique. Donc, une invitation officielle a été lancée et par la suite cela doit se traduire dans les échanges thématiques et sectoriels.

Nous allons mettre à nos plans d'action des agences du commerce extérieur belges davantage d'actions économiques au Congo-Brazzaville sur des secteurs particuliers. On sait que nous avons une haute valeur économique dans nos start-up et dans les entreprises belges, en logistique, en matière portuaire. On sait aussi qu'il y a de grands challenges qui se posent au Congo en matière logistique ; que ce soient les fleuves, les ports mais aussi le chemin de fer, l'agriculture. Dans tous ces secteurs, nous avons des solutions technologiques à apporter. Nous avons des entreprises qui peuvent s'installer au Congo pour nouer de véritables partenariats afin d'encourager la diversification de l'économie du pays », a-t-elle déclaré à la presse.

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