Burkina Faso: 2e compact du MCC - Des opportunités d'affaires offertes aux entreprises

14 Octobre 2019

L'Unité de coordination de la formulation du deuxième compact du Burkina (UCF-Burkina) a organisé, le vendredi 11 octobre 2019 à Ouagadougou, un atelier de sensibilisation et de réseautage des parties prenantes sur les opportunités du second compact.

La formulation du second compact accordé par le Millénium challenge corporation (MCC) au Burkina Faso « touche à sa fin » et des marchés s'offriront bientôt aux entreprises.

Pour permettre à celles burkinabè de saisir ces opportunités d'affaires, l'Unité de coordination de la formulation du deuxième compact (UCF-Burkina) a organisé, le vendredi 11 octobre 2019 à Ouagadougou, un atelier de sensibilisation et de réseautage des parties prenantes sur les opportunités du second compact centré sur l'électricité.

Il s'est agi de présenter aux représentants des institutions publiques, du secteur privé et aux partenaires techniques et financiers les opportunités de marchés existant dans le Compact 2 et les directives du MCC en matière de passation de marché.

A ce propos, le consultant du MCC, Victor Voicu, a dans sa communication, révélé que ce sont des procédures ouvertes, équitables et concurrentielles qui sont utilisées de manière transparente pour faire des appels d'offres, attribuer et administrer des marchés pour l'acquisition de biens, travaux et services.

En outre, il a informé que les marchés doivent être attribués uniquement aux entrepreneurs, fournisseurs et consultants qualifiés et compétents qui ont la capacité et la volonté d'exécuter les contrats conformément aux termes et conditions des contrats en vigueur dans les délais et à un coût rentable.

«Seulement un prix commercialement raisonnable déterminé par exemple en comparaison des offres de prix et des prix sur le marché sera payé pour l'acquisition de biens, travaux et services », a-t-il détaillé.

Contrairement aux programmes d'autres bailleurs, il a indiqué que tous les fonds sont non liés. Aussi, aucune préférence nationale n'est faite et les entreprises publiques ne peuvent soumettre d'offres sur les marchés de biens et travaux.

Analyser le marché

Au regard des informations reçues, le coordonnateur de l'UCF-Burkina, Samuel Tambi Kaboré, a invité les entreprises à formuler des suggestions pour leur meilleur positionnement et à se préparer pour participer avec succès, aux marchés qui seront lancés.

« Il est souvent reproché au milieu des affaires du Burkina d'aller en rangs dispersés et de perdre des marchés par défaut de capacité individuelle. C'est un défi de préparation que ceux qui sont intéressés doivent relever en se fondant sur les procédures du MCC », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Issaka Kargougou a salué la tenue de la rencontre.

Ce d'autant plus qu'il a rappelé que lors de la mise en œuvre du premier compact, les entreprises nationales n'ont pas été au rendez-vous des marchés pour des raisons financières, matérielles, la méconnaissance des procédures et les exigences du MCC, le manque d'expérience, l'approche solitaire...

« La CCI-BF compte donc sur le professionnalisme, l'engagement et la responsabilité des chefs d'entreprise pour relever les défis », a-t-il souligné.

Tout en partageant l'espoir du DG de la CCI-BF, le directeur du MCC-BF, Michael Simsik, a soutenu que dans le cadre de la planification de la mise en œuvre du programme, le gouvernement burkinabè et son institution ont initié une analyse de marché.

Elle vise, entre autres, à fournir une meilleure compréhension de l'environnement commercial général et des composantes structurelles du marché de l'énergie au pays des Hommes intègres, et formuler des recommandations sur les stratégies de passation de marchés afin que les projets puissent être mis en œuvre par des entreprises nationales et/ou internationales performantes.

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