Maroc: Ferme soutien au Plan d'autonomie au Sahara

La Gambie, le Sénégal, la Jordanie et Qatar interviennent devant la 4ème Commission des Nations unies

La Gambie a réaffirmé, devant la 4ème Commission de l'ONU, son «fort soutien» à l'initiative marocaine d'autonomie comme solution viable au différend régional autour du Sahara marocain.

«Au vu des efforts en cours pour une solution durable à la question du Sahara, la Gambie réaffirme son fort soutien à l'initiative marocaine d'autonomie, qui, selon notre ferme conviction, représente une solution viable et de compromis pour le règlement de ce différend régional», a souligné le représentant de la Gambie devant la Commission onusienne.

«En ce temps critique où notre région du Sahel est confrontée à de nombreux menaces et défis, nous sommes optimistes qu'une telle initiative pourrait contribuer à la sécurité et la stabilité de la région sahélienne», a dit le diplomate gambien.

«Nous sommes d'avis que l'initiative d'autonomie présentée par le Royaume du Maroc prend également en compte la volonté d'autodétermination de la population locale et est conforme aux normes du droit international, en particulier la Charte des Nations unies, et les résolutions pertinentes de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité», a-t-il encore assuré.

En outre, la résolution 2468 du Conseil de sécurité d'avril 2019, au même titre que les résolutions précédentes, saluent les efforts sérieux et crédibles du Maroc pour faire avancer le processus politique, s'est encore félicité le diplomate gambien.

«Nous sommes encouragés par les réalisations enregistrées par les Commissions régionales du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) à Laâyoune et à Dakhla, et saluons les efforts du Royaume du Maroc dans sa coopération avec le Haut-commissariat aux droits de l'Homme ainsi qu'avec les différents mécanismes spéciaux dans ce domaine», a-t-il dit.

Le représentant de la Gambie a également salué les efforts et les projets de développement socioéconomique initiés par le Maroc dans la région du Sahara, à travers le lancement en 2015 du Programme de développement des provinces du Sud avec une enveloppe budgétaire de huit milliards de dollars, soulignant que cette initiative témoigne de la volonté du Royaume «d'investir sur le long terme dans la paix et la prospérité de la région».

«Ce programme de développement créera sans aucun doute de nombreuses possibilités de croissance économique et d'amélioration du niveau de vie des populations de la région», a-t-il assuré.

«La Gambie continue d'appuyer fermement le processus politique en cours sous l'égide de l'ONU et exhorte toutes les parties prenantes à compléter les efforts du Maroc dans la poursuite du dialogue afin que toutes les parties concernées parviennent à une solution politique durable en vue de la résolution, une fois pour toutes, du conflit autour du Sahara marocain», a conclu le diplomate.

Pour sa part, le Sénégal a salué, devant la 4ème Commission des Nations unies, l'approche constructive du Maroc en vue de la résolution de la question du Sahara marocain, et son initiative d'autonomie pour cette région reposant sur l'édification d'une société démocratique et moderne, fondée sur l'Etat de droit, les libertés individuelles et collectives et le développement économique et social dans le respect de la souveraineté du Royaume.

Dans cet ordre d'idées, le Sénégal «salue la mise en oeuvre du nouveau modèle de développement lancé par le gouvernement du Maroc en vue de favoriser le développement socioéconomique de la région» du Sahara, a déclaré le représentant du Sénégal devant les membres de la Commission.

En tant que communauté internationale, a poursuivi le diplomate, «nous devons garder à l'esprit le potentiel inestimable d'une issue définitive à ce différend, non seulement en termes de coopération et de développement, mais aussi de prise en charge des importants défis qui se posent à la région et au Sahel».

En effet, le problème sécuritaire et la nécessité de combattre le terrorisme et de répondre aux défis transfrontaliers induits par l'immensité du Sahara «nous impose plus que jamais une approche pragmatique de partenariat dans la zone sahélo-saharienne qui combine la composante humanitaire à celle de politique sécuritaire et de développement socioéconomique», a-t-il préconisé.

Pour cela, le Sénégal «réitère son appel en faveur d'une solution définitive» au différend régional autour du Sahara marocain, ce qui permettrait également de trouver «une issue heureuse et définitive à la situation humanitaire dans les camps de Tindouf», a souligné le diplomate sénégalais.

A cette fin, il a réitéré le soutien du Sénégal au processus politique mené sous les auspices exclusifs des Nations unies, sur la base des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité depuis 2007, y compris la résolution 2468 adoptée le 30 avril 2019 qui souligne la nécessité de progresser vers une solution politique réaliste, pragmatique et durable à la question du Sahara basée sur le compromis. Et d'ajouter que la tenue à Genève de deux tables rondes en décembre 2018 et en mars 2019, réunissant le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le Polisario, conformément aux résolutions 2414 et 2440 du Conseil de Sécurité, est «encourageante».

La Jordanie a, elle aussi, réitéré son soutien à l'initiative d'autonomie comme base «sérieuse et réaliste» pour résoudre définitivement le différend régional autour du Sahara marocain. Intervenant devant la 4ème Commission, le représentant de la Jordanie a renouvelé le soutien de son pays à l'initiative marocaine qui constitue «un mécanisme sérieux et réaliste qui prend en considération les spécificités de la région, l'intégrité territoriale et la souveraineté pleine et entière du Royaume du Maroc sur son territoire, tout en restant conforme à la Charte des Nations unies».

Le diplomate jordanien a ajouté que son pays se félicite de «l'engagement positif du Royaume dans la recherche d'une solution politique définitive à la question du Sahara marocain basée sur le compromis, à travers la présentation de l'initiative d'autonomie», soulignant que cette initiative reste «conforme aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2468, ainsi que celles de l'Assemblée générale».

Il a également loué les efforts du Maroc en faveur du développement des provinces du Sud et de l'amélioration du niveau de vie de leurs populations qui bénéficient des ressources de la région.

La Jordanie «apprécie hautement les efforts du Secrétaire général de l'ONU et de son Envoyé personnel pour le Sahara pour réaliser des progrès dans le cadre du processus politique en vue d'une solution réaliste et durable à cette question», a-t-il ajouté, saluant dans ce sens le nouvel élan généré par la tenue des deux tables rondes de Genève.

Le représentant de la Jordanie a, par ailleurs, affirmé que «la solidarité et l'entraide représentent deux valeurs constantes dans les relations fraternelles et historiques liant le Royaume Hachémite de Jordanie et le Royaume frère du Maroc, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Abdallah II et son frère Sa Majesté le Roi Mohammed VI», soulignant que «les deux Royaumes parlent la même langue et partagent les mêmes fondamentaux».

Idem pour le Qatar qui a réitéré son appel à trouver une solution politique durable basée sur le compromis à la question du Sahara marocain, de manière à garantir la souveraineté et l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc.

Intervenant devant la 4ème Commission, le représentant du Qatar a exprimé le soutien de son pays aux efforts visant à aboutir à une solution à ce différend régional «dans le cadre du processus politique mené sous les auspices du Secrétaire général de l'ONU et de son Envoyé personnel, et de la mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, dont la résolution 2468 d'avril 2019, de manière à garantir la souveraineté du Royaume du Maroc» sur son territoire.

Le diplomate qatari a rappelé, à cet égard, le communiqué ayant sanctionné le Sommet des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) et du Maroc, dans lequel les leaders des pays du CCG ont réaffirmé leur soutien à la proposition d'autonomie présentée par le Maroc, comme «initiative constructive et base de solution à ce différend régional».

Le Qatar a également insisté pour que la résolution qui sera adoptée par la 4ème Commission puisse contribuer aux efforts visant à appuyer le processus politique en vue d'une solution définitive consensuelle «garantissant l'intérêt de toutes les parties, et se reflétant de manière positive sur la coopération entre les pays de la région, ainsi que sur la paix et la sécurité régionales».

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