Sénégal: Cheikh Seck, député Ps - «On doit mettre un garrot aux derives de Sonko»

14 Octobre 2019

Il n'est pas question de laisser le député Ousmane Sonko continuer d'accuser d'honnêtes citoyens sans apporter la moindre preuve. C'est la position exprimée par le président de la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire des 94 milliards, Cheikh Seck, lors de l'émission Grand Jury de la Rfm d'hier, dimanche 13 octobre.

Il n'a pas manqué d'informer qu'il envisage de faire une proposition de loi contre ceux qui refusent de répondre aux convocations des commissions parlementaires.

Le député Ousmane Sonko a-t-il raison de craindre pour son avenir politique, suite à l'affaire des 94 milliards dans l'affaire l'opposant à l'ancien Directeur général des Domaines, Mamour Diallo ?

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les tenants du régime semblent dépités par les nombreuses accusations du leader du parti Pastef Les Patriotes.

Invité à l'émission Grand Jury de la radio privée Rfm du dimanche 13 octobre, le député socialiste Cheikh Seck a étalé toute son indignation contre son collègue Ousmane Sonko, après les conclusions obtenues par la commission d'enquête parlementaire qu'il a dirigée.

En effet, le président de ladite commission d'enquête indique qu'aucun franc n'a été détourné par Mamour Diallo dans la mesure où, pour obtenir un détournement, il faut bien un décaissement de ces 94 milliards dont fait allusion Ousmane Sonko. A son avis, leur enquête a permis de voir que rien de tout cela n'était avéré.

Prenant ainsi le contre-pied du leader de Pastef sur le supposé décaissement de 46 milliards, Cheikh Seck a juré «qu'il (Ousmane Sonko) ne donnera jamais la preuve des 46 milliards». Ce qui lui fera dire «qu'on doit mettre un garrot aux dérives du député Ousmane Sonko.

On ne peut pas le laisser durant tout ce temps faire des déclarations incendiaires à l'endroit d'une personne respectable et respectée sans qu'il soit remis à sa place». En quoi faisant ?

Le député du Parti socialiste (Ps) refuse de parler d'arrestation de Sonko. Pour autant, il est d'avis qu'après le travail de la commission d'enquête parlementaire, il appartient à la justice d'aller plus loin dans cette affaire.

Mieux, Il invite l'ancien directeur des domaines à saisir la justice, tout en informant que si rien n'est fait, le parlement pourrait être amené à demander l'ouverture d'une information judiciaire. Cela, d'autant plus qu'il existe une superficie non retrouvée, alors qu'un décret avait été fait par l'ancien chef de l'Etat sur ces hectares.

Mieux, pour lui, seul Ousmane Sonko est dans l'illégalité dans cette affaire pour avoir joué un rôle d'intermédiaire dans une affaire d'expropriation pour utilité publique à travers ses deux sociétés, Atlas et Mercalex. D'ailleurs même, il trouve que Sonko voulait gagner le financement de sa campagne électorale à travers cette affaire de terrain où il était intermédiaire.

Allant plus loin, il accuse Sonko d'avoir voulu régler un problème personnel l'opposant à Mamour Diallo sur un terrain de 400 m2, qui devait servir à construire le siège du parti Pastef.

Par ailleurs, le parlementaire socialiste n'a pas manqué d'exposer tout son courroux contre le député Ousmane Sonko et son collaborateur qui ont refusé de répondre aux convocations de la commission d'enquête parlementaire. Sur ce point d'ailleurs, il informe qu'une loi est en gestation.

En fait, il indique être dans la logique de proposer une loi pour contraindre toute personne convoquée par ladite commission à répondre, ou à défaut de se voir attrait devant les juridictions du pays.

Le responsable politique socialiste a, en outre, plaidé pour le respect du quota réservé au Ps du vivant de son Secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng.

Il prévient ainsi que les socialistes ne comprendraient pas, si le poste ministériel d-Aminata Mbengue Ndiaye, premier Secrétaire général adjoint et actuelle ministre de la Pêche, pressentie à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), leur échappait.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Sud Quotidien

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.