Cote d'Ivoire: Arrestation de Soro - Réaction de l'hôtel Palace de Barcelone et point de la situation

L'Intelligent d'Abidjan a joint lundi 14 octobre 2019, aux environs de 13:15 minutes, l'hôtel le Palace à Barcelone. Après des échanges avec le standard dans un Espagnol de fortune, une dame parlant correctement le français a pris le combiné.

Suite à notre requête en vue d'en savoir davantage sur les révélations de Guillaume Soro, la dame présentée comme chargé de la communication de l'hôtel dans un appel précédent , a répondu : « Monsieur, nous sommes un établissement privé. Nos clients sont des personnes privées, et nous ne pouvons pas vous dire qui a séjourné ou pas, ici ».

Nous insistons pour dire que l'entourage de Monsieur Soro a publié une copie de facture attribuée à l'hôtel le Palace à Barcelone , pour attester de son séjour, mais la dame persiste et signe : «

Nous n'avons pas de déclaration à faire sur cela. Par contre, si vous voulez séjourner ici, et si vous voulez des autres informations sur nos offres, nous sommes disposés à vous les donner ».

Nous réagissons pour dire que l'image et la sécurité de son hôtel sont en jeu, pourtant la dame avec fermeté et politesse assure qu'elle sera obligée de mettre fin à la conversation, parce qu'elle n'a plus rien à ajouter sur le sujet. Aussitôt dit, aussitôt fait : fin de la conversation.

Au même moment, à Abidjan, un reporter parti rencontrer l'ambassadeur d'Espagne à Abidjan, a rapporté ceci à la rédaction : « Je sors à l'instant de l'Ambassade de l'Espagne.

La Secrétaire de l'Ambassadeur, après m'avoir écouté attentivement, a laissé entendre que l'Ambassadeur et le Consul sont en réunion à l'extérieur. Je reviendrai, ou bien je vais guetter les entrées et sorties en restant sur place, puisqu'au téléphone, je ne peux pas obtenir d'informations ».

Touré Moussa, proche conseiller et collaborateur de Guillaume Soro, aux côtés de qui il se trouve en Espagne, a publié une copie de la facture d'hôtel de Guillaume Soro pour confirmer le séjour de son patron dans l'hôtel.

Il a ajouté ce commentaire : « Suite au scandale de la tentative d'arrestation avortée de Soro Guillaume en Espagne, le RHDP pour couvrir sa honte fait écrire qu'il y a des doutes sur la réalité de cette affaire. Voici la facture du séjour de Soro à Barcelone à l'hôtel El Palace ».

Quelques jours plutôt , en situant les faits à Madrid au lieu de Barcelone, Touré Moussa avait contribué à alimenter les doutes, tout comme le fait que Guillaume Soro ait affirmé que les faits se sont déroulés 48 heures avant le moment de leur révélation, alors que le reste de son récit, ainsi que la copie de la facture publiée, montre que l'incident s'est déroulé 96 heures plutôt, soit quatre jours avant, et non deux jours avant.

Au niveau des autorités à Abidjan, la tendance actuelle consiste à laisser entendre qu'il s'agit d'une fausse information, et de faits imaginaires comme l'a laissé déjà entendre Touré Moussa.

Aucune réaction officielle n'est encore à l'ordre du jour au moment où nous bouclons cet article, malgré l'annonce d'une conférence de presse du ministre en charge de la sécurité et tutelle de la police et d'interpol. Cette conférence de presse devant porter sur les conséquences de la pluie, a été d'ailleurs reportée jusqu'à nouvel ordre.

Nos tentatives de joindre Interpol Lyon, et plusieurs autres interlocuteurs se poursuivent, en vue de parvenir à établir le mode opératoire de la tentative d'arrestation; et d'établir les commanditaires, ainsi que les circonstances ayant pu favoriser l'accès à la chambre d'un client d'un hôtel de référence nuitamment, aux environs de trois heures du matin, par des policiers repartis après avoir été rabroués , selon lui, par Guillaume Soro, qui leur aurait demandé s'ils pouvaient traiter de cette manière, Emilio Zapatero, du nom d'un ex Premier ministre du gouvernement espagnol.

Cette situation est qualifiée par de nombreux des observateurs, comme préoccupante et grave pour l'image de la police espagnole et de l'hôtel où a séjourné Guillaume Soro, indépendamment des allusions à la responsabilité d'Abidjan, faites par Guillaume Soro qui a pris soin d'ajouter qu'il n'avait pas toutes les preuves pour étayer ses soupçons.

C'est le Samedi 12 octobre 2019 au cours d'une rencontre avec ses partisans à Valence, que Guillaume Soro a affirmé avoir échappé en Espagne à une arrestation-humiliation dans la nuit du lundi 7 octobre 2019 au mardi 8 octobre 2019 aux environs de 3 heures du matin, de la part de policiers disant être venus au nom de Interpol.

Il a ajouté avoir appelé un contact à Interpol Lyon qui a dit que la police des polices n'était pas concernée. L'ex Président de l'Assemblée nationale, a précisé avoir écrit à l'ambassadeur d'Espagne en Côte d'Ivoire pour protester. Celui-ci aurait en retour affirmé qu'il n'y avait a sa connaissance aucune procédure le concernant, pouvant justifier cette tentative d'arrestation à une heure pareille.

Sur sa lancée, l'ex chef du parlement ivoirien, et actuel Président du Comité politique, qui regroupe ses partisans, a laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'une collusion entre Interpol Côte d'Ivoire et Interpol Espagne. Terminant, il a promis que l'affaire ne resterait pas sans suite, car il devait porter plainte.

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