Cote d'Ivoire: Journée internationale de la fille/Ramata Ly Bakayoko - "Les filles continuent de souffrir d'actes de violence, de maltraitance et de négligence de notre part »

15 Octobre 2019

Une assertion qui fait certainement écho aux récents cas de viol sur les petites filles enregistrés dans le pays. A l'occasion de la célébration de la journée internationale de la jeune fille, hier, la ministre de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Pr Ramata Ly- Bakayoko a dénoncé les violences subies par cette frange de la population.

« Force est de constater que les filles continuent de souffrir d'actes de violence, de maltraitance et de négligence de notre part. Ce qui n'est pas acceptable », a-t-elle martelé dans un message à la population.

Les filles, a assuré la commissaire du gouvernement, ont le droit de vivre, de grandir et d'apprendre sans craindre la discrimination ou la violence, ainsi que le droit de réaliser leurs rêves et d'atteindre leur plein potentiel. Cela, d'autant plus qu'elles représentent une frange importante de la population.

« Selon le RGPH 2014, sur 100 femmes, 40 ont moins de 15 ans », a-t-elle rappelé. Fort heureusement, le gouvernement, à l'en croire, a pris des mesures pour « protéger ses filles ».

Ce, à commencer par la Constitution qui réaffirme le principe de l'égalité entre tous les êtres humains et interdit toutes les formes de violences et de discriminations fondées sur le sexe.

Ensuite, la loi adoptée en juin 2019 interdisant tout mariage d'enfant et ramenant l'âge du mariage de la jeune fille à 18 ans comme pour le jeune garçon.

Dans le cadre de la lutte contre les violences basées sur le genre, les abus et l'exploitation, 61 plateformes multisectorielles dans plusieurs régions du pays, a-t-elle cité, ont été mises en place ainsi que des bureaux d'accueil spécialisés ouverts dans 42 commissariats et postes de police.

Auparavant, la ministre avait fait cas de la loi du 17 septembre 2015, pour une éducation inclusive et de qualité instaurant l'école obligatoire pour tous les enfants âgés de 6 à 16 ans. « Une politique volontariste » qui a permis d'atteindre la presque parité au niveau du primaire et un taux net de scolarisation de 91% en 2017.

A cela s'ajoute la construction de lycées de jeunes filles avec internats fonctionnels. « Toute chose qui a contribué à l'amélioration de l'indice de parité au second cycle passé de 0,69 en 2016 à 0,72 en 2017 », a-telle noté.

La Côte d'Ivoire, selon la ministre Bakayoko, offre aussi la chance aux filles non scolarisées ou déscolarisées à travers les institutions de formation et d'éducation féminine (Ifef), les centres nationaux d'alphabétisation et les maisons digitales, de s'insérer dans la vie socioprofessionnelle.

Enfin, Ramata Ly-Bakayoko a fait cas du leadership de Mme la Première dame dans la lutte contre la traite et les pires formes de travail des enfants, notamment des petites filles. Rappelons que le thème de cette journée était : « Les filles : une force libre et inarrêtable».

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