Sénégal: Hausse «unilatérale» du prix du transport - Des «cars-rapides» bannissent le tarif de 50 F CFA

15 Octobre 2019

Depuis quelques semaines, certains véhicules de transport en commun communément appelés «cars-rapides», ne veulent plus de la pièce de 50 F CFA fût-il sur une courte distance. Désormais, les tarifs commencent par 100 F CFA.

Les personnes interpellées expliquent le changement par le départ de certains chauffeurs, l'augmentation du prix du carburant, mais aussi un souhait d'accroitre le revenu des chauffeurs.

Le car-rapide fait partie des moyens de locomotion les plus utilisés par les Dakarois. La plupart des citadins l'empruntent pour vaquer à leurs occupations.

Dans la banlieue, comme dans certains quartiers de la capitale, ce moyen de transport en commun dispute la clientèle aux bus et autres cars «NdiagaNdiaye».

Un fait est constaté ces derniers temps, ces moyens de transports qui jadis permettaient un transport à moindre coût sur une petite distance, pour un tarif de 50 F CFA le trajet, semblent prendre une décision «unilatérale» de refuser la pièce de 50 F CFA. Et ceci, malgré la proximité de la destination.

D'ailleurs, avec leur slogan «fou way wathi 100 F CFA (quelle que soit la destination le tarif est à 100 F CFA)», les apprentis des cars-rapides qui quittent la Patte d'Oie à destination de Liberté 6, Castors, HLM, contraignent les usagers à payer 100 F CFA même s'ils vont à quelques mètres de leur point de départ (embarquement).

Hier, lundi 14 octobre, vers les coups de 10 heures, à l'arrêt de la pharmacie de la Patte d'Oie qui se trouve à côté d'une station d'essence, les cars-rapide», n'étaient pas aussi présent comme ils furent par le passée.

Contrairement au décor habituel, où les apprentis se disputaient la clientèle, c'étaient les voyageurs qui sont obligés de se bousculer pour se procurer un véhicule, une place.

Une rareté qui conforte la hausse des prix qui est, du reste, déplorée par les passagers. «On ne peut plus aller quelque part avec 50 F CFA, ce qui ne nous arrangent pas.

Les temps sont durs», déplore Philippe Gomis rencontré à l'arrêt. L'augmentation du tarif de transport est due à la rareté des «cars-rapides», pense Massamba Thiaw, un rabatteur trouvé à son lieu de travail, à l'arrêt de la Patte d'Oie.

«Cette situation est causée par le fait que ces moyens de transport se font de plus en plus rares. Il y a certains ces chauffeurs qui ont quitté les cars pour rejoindre les «Tata», soutient-il. Cet argument de Massamba Thiaw n'est pas partagé par des chauffeurs de cars-rapide.

En effet, disent-ils, la hausse est due à un souhait de voir leurs conditions de vie s'améliorer. «Tout le monde évolue, mais nous sommes toujours avec nos tarifs maudits qui nous rendent la vie insupportable.

C'est pourquoi nous avons décidé de ne plus nous suffire de 50 F CFA. Nous voulons émerger, comme tout le monde», explique Modou Diagne, trouvé en pleine manœuvre.

Son collègue Ahmed Faye est aussi dans la même logique. «Je n'accepte plus les 50 F CFA parce que le prix du gasoil est cher, le coût de la vie aussi.

Nous n'avons que le métier de chauffeur pour vivre. Donc, il nous faut nécessairement augmenter les coûts pour nous en sortir», affirme-t-il.

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Plus de: Sud Quotidien

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