Cameroun: Axel Abessolo - A la poursuite de son rêve

Malgré les difficultés qu'il rencontre sur le terrain, cet acteur reste fixé sur son objectif : devenir un grand.

« Je travaillerai comme un monstre pour être parmi les monstres ». Il ne s'agit guère d'un rôle. Axel Abessolo résume ainsi son ambition pour atteindre les cimes de la gloire. À 35 ans bien sonnés, ce juriste de formation a de l'ambition à revendre dans le monde du septième art. Pourtant, dans les premières phases de sa vie, il a caressé le rêve de devenir un officier supérieur des armées. Abessolo parcourt alors les classes élémentaires sans jamais avoir en idée de se mettre au cinéma.

Au secondaire, il s'intègre très facilement dans les activités périscolaires et devient même un membre actif du club théâtre du Lycée général Leclerc. Des premiers pas dans cet univers qui feront de lui un mordu des projecteurs. Très vite, le jeune homme se fait remarquer par le scénariste et réalisateur Serge Alain Noa. Ce dernier lui offre sa première scène sur grand écran dans le court métrage intitulé « C'est mon père ». Une première expérience qui sera suivie d'une participation au long métrage « Hope ». Vingt années sont passées entre ateliers de formation et stages avec des professionnels du métier, Axel Abessolo se fait discret. En 2011, il fait son grand come-back dans « Harraga bruleurs des frontières » de Serge Alain Noa.

Par la suite, ce natif de Ngoazip I est apparu dans de nombreuses réalisations camerounaises, notamment « Orly » de Francis Tene-K en 2015, « Walls » de Narcisse Wandji en 2016. Il décroche également un rôle dans « Tous les enfants sont des princes » de Basseck Ba Kobhio en 2014. À travers « Claire ou l'enfant de l'amour » de Marie-Noël Niba (2015), Axel Abessolo remporte le deuxième prix de l'interprétation masculine du Festival du cinéma africain de Khouribga au Maroc. À la télévision, il figure dans le casting d' « Adamu et Goni » de Cyrille Masso actuellement diffusé sur la chaine nationale. Hors du Cameroun, son professionnalisme séduit le réalisateur Ahed Bensoudra qui lui attribue un rôle dans le film « Forces spéciales africaines » en 2017 au Maroc, et Sekou Traore dans « L'œil du Cyclone » en 2015 au Burkina Faso. En quête de perfection, Axel Abessolo continue de travailler d'arrache-pied pour se hisser au sommet. Il reste conscient des enjeux que peuvent lui offrir le monde du cinéma africain et camerounais en particulier.

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