Sénégal: Des milliers de fidèles convergent vers Touba pour la 125e édition du Magal

La grande mosquée de la ville sainte des Mourides, Touba, prête pour le Grand Magal qui se tient jeudi 17 octobre.

 Des milliers de fidèles mourides du Sénégal et d'autres pays arrivent à Touba (centre) pour la commémoration du Magal, l'exil au Gabon de Cheikh Ahmadou Bamba (1853-1927), le fondateur du mouridisme, l'une des principales confréries musulmanes sénégalaises, a constaté l'APS.

La 125e édition du Magal sera célébrée jeudi dans cette ville, qui reçoit chaque année la visite de millions de pèlerins pour cette commémoration.

A deux jours de la célébration, Touba, l'une des plus grandes villes sénégalaises, située à quelque 200 km de Dakar, accueille une marée humaine, qui ne cesse de grossir.

Les fidèles arrivent, transportés par des bus, des minibus, des "cars rapides" et des taxis. Des habitants des villages situés près de la ville viennent dans des calèches.

A leur arrivée, certains pèlerins s'empressent de se diriger vers la grande mosquée de Touba dont les sept minarets surplombent la ville.

Ce joyau de l'architecture musulmane abrite les mausolées de Cheik Ahmadou Bamba et de cinq de ses fils, Serigne Modou Moustapha Mbacké, Serigne Fallou Mbacké, Serigne Saliou Mbacké, Serigne Abdou Khadre Mbacké et Serigne Mourtalla Mbacké.

"C'est toujours une grande émotion qui m'envahit quand je viens en tant que fervent mouride et disciple de Serigne Touba (surnom du fondateur du mouridisme), dans ce lieu unique", confesse Sokhna Awa Djily Mbacké, rencontrée à la grande mosquée, lieu de recueillement pour des milliers de pèlerins.

Pour entrer dans la mosquée, les fidèles sont obligés, en raison de la marée humaine, de patienter pendant plusieurs minutes.

Le chaud soleil de ce mardi n'a en rien entamé la ferveur avec laquelle ils tiennent à se recueillir sur les mausolées des saints hommes de Touba.

"C'est un plaisir, et c'est cela même qui fait le charme du Magal. L'endurance dont nous devons faire preuve aujourd'hui n'est rien si on la compare avec les privations que Serigne Touba a subies pour la communauté mouride, pour les musulmans en général... ", dit Omar Cissé, un pèlerin venu de Nioro, dans la région de Kaolack (centre).

Des haut-parleurs diffusent des chants coraniques et des "khassaïdes", les chants poétiques écrits par Serigne Touba en personne à l'honneur du prophète Mohamed (PSL).

Des femmes et des jeunes hommes s'adonnent à la cuisine pour servir de copieux "berndel" (banquets) aux pèlerins assis sous des chapiteaux, pour beaucoup d'entre eux, tant les maisons sont devenues trop étroites pour les contenir.

L'une des recommandations de Serigne Touba, selon les disciples mourides, est d'immoler chèvres, moutons, bœufs et chameaux pour l'accueil des pèlerins, afin de commémorer son retour d'exil, que le saint homme considérait comme une mémorable victoire de l'islam sur les colons à l'origine de sa déportation au Gabon, en 1895.

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