Sénégal: La DGID doit s'appuyer sur "la communication" pour booster le paiement des impôts

Saly-Portudal (Mbour) — La Direction générale des impôts et domaines (DGID) doit d'abord miser sur la communication, tout en cultivant une "approche pédagogie inclusive" pour amener les Sénégalais à payer les impôts, a indiqué mardi son coordonnateur, Abdou Aziz Guèye.

"Pour inciter les Sénégalais à payer leurs impôts, il nous faut nous appuyer sur la communication d'abord, tout en ayant une approche pédagogique inclusive consistant à dialoguer au maximum avec le contribuable sénégalais pour l'amener à donner sa contribution, à mettre quelque chose dans la gibecière de l'Etat", a-t-il déclaré.

Il s'exprimait mardi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest) où se tient la troisième réunion régionale de la BEPS (pratiques d'érosion de la base d'imposition et de transfert indirect des bénéfices des entreprises multinationales) pour les pays francophones membres du Cercle de réflexion et d'échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF).

A cette rencontre organisée par la DGID prennent part l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le CREDAF.

Outre la communication et la pédagogie inclusive, Abdou Aziz Guèye estime qu'il faut surtout "une application stricte de la loi".

Il est en effet d'avis qu'il faut arriver à permettre aux citoyens de constater le résultat de leurs contributions, en leur offrant des services de qualité mais aussi à travers l'utilisation de leurs contributions de façon efficiente et rationnelle.

"La situation de la fiscalité au Sénégal est bien maîtrisée ; nous avons un bon système fiscal, avec une administration fiscale moderne, mais dans le contexte d'un pays sous-développé.

Nous faisons donc avec notre potentiel pour faire face aux exigences de collecte optimale de ressources pour permettre à l'Etat de faire face aux défis du développement", a-t-il poursuivi.

Selon le coordonnateur de la DGID, le dispositif fiscal sénégalais prévoit des règles à appliquer, à côté desquelles des sanctions pécuniaires mais aussi pénales sont prévues.

"Le fait de retenir un impôt ou une taxe et ne pas les reverser constitue un détournement de deniers publics sanctionné par des peines d'emprisonnement sans préjudice de la reprise des montants qui sont éludés", a rappelé M. Guèye.

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Plus de: APS

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