Afrique de l'Ouest: Le général Babacar Gaye - "Ne sous-estimons pas le G5 Sahel"

Dakar — L'ancien chef d'état-major général des armées sénégalaises, le général de corps d'armée Babacar Gaye, a appelé mardi à Dakar à ne pas sous-estimer l'importance du le G5 Sahel, dont l'approche globale des problèmes est, selon lui, à saluer.

"Ne sous-estimons pas le G5 Sahel parce que sa force est son tendon d'Achille. Il y a derrière ce G5 Sahel, une approche globale des problèmes du Sahel qui est à mon avis à saluer et à encourager", a-t-il dit.

Le général Gaye, ancien représentant spécial du secrétaire général et chef de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) s'exprimait lors d'un panel de présentation de la sixième édition du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, à l'intention de responsables de médias.

Le G5 Sahel, du nom d'un groupe de coopération militaire et de développement rassemblant le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, "est une initiative dont la force est le tendon d'Achille", mais derrière cette entité, "il y a énormément de choses qui sont extrêmement positives", a indiqué le général Babacar Gaye.

Il a évoqué des initiatives militaires "extrêmement pertinentes" du G5 Sahel, comme le collège de défense, "première école de guerre transversale créée par plusieurs pays dont les officiers passent une année ensemble", ce qui selon lui crée "pour l'avenir des liens pas négligeables".

"C'est un projet viable", a ajouté l'ancien chef d'état-major général des armées sénégalaises, toutefois il souligne qu'on "ne crée pas des capacités militaires en additionnant des déficits capacitaires".

"C'est ce qui s'est passé", a-t-il commenté, ajoutant que cette force n'a pas été déployée dans les pays concernés comme "une force expéditionnaire ayant un mandat offensif et agissant contre les groupes armés".

"Donc, il y a un problème de concepts opérationnels, et comme ce problème de concept a été accompagné d'un grand déficit bien évidement, au bilan cette force a perdu son crédit", a expliqué l'ancien chef de la MINUSCA.

Pour lui, avec la récente réunion de la CEDEAO sur le terrorisme, marquée par un engagement financier des Etats, toutes portes à croire que ces derniers "vont se mobiliser autour du G5 Sahel pour le soutenir de façon multiforme".

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