Congo-Brazzaville: Crash de l'Antonov 72 - Maïck Lukadi exhorte à des enquêtes sérieuses

L'activiste des droits de l'homme estime que le travail à faire dans le cadre de l'accident de l'avion assurant la logistique du président de la République devra établir les responsabilités en vue d'éviter de tels cas à l'avenir.

Dans un point de presse tenu le week-end dernier à Kinshasa, le président national de l'ONG Assistance aux personnes vulnérables et enfants du Congo (Apvec), Maïck Lukadi, est revenu sur l'accident de l'avion qui assurait le transport de la logistique du président de la République, survenu le 10 octobre. Regrettant des morts de plus dans l'histoire de l'aviation du pays, il a appelé à des enquêtes serieuses pour établir les responsabilités. « On doit mener des enquêtes sérieuses en vue d'établir les responsabilités et empêcher que les accidents d'aviation continuent d'endeuiller le pays », a-t-il dit, ajoutant que les boîtes noires de cet appareil doivent être retrouvées et analysées pour savoir ce qui s'est exactement advenu à cet avion.

Une loi protégeant les défenseurs des droits de l'homme

Outre ce crash, le président national de l'Apvec a également évoqué l'urgence du vote au parlement de la loi sur les défenseurs des droits de l'homme. Il a réitéré, à cette occasion, son appel aux deux chambres d'étudier avec célérité le projet de loi portant protection de ces personnes, soumis depuis la législature passée et qui moisirait dans leurs tiroirs.

Maïck Lukadi a rappelé les exactions qu'il a lui-même subies dans l'exercice de cet apostolat de défenseur des droits de l'homme depuis les régimes politiques précédents, regrettant que l'un des membres de son organisation, Jeanine Kabedi Kadima, soit soumise jusqu'à ce jour à la clandestinité à cause des menaces et des traques des services dits de sécurité, qui lui reprochent sa présence lors d'une marche pacifique tenue l'année dernière.

Pour lui, en effet, cette traque dont est victime ce membre de son ONG et d'autres à travers le pays est la résultante de cette absence de loi protégeant le travail des défenseurs des droits de l'homme dans le pays.

Le président de l'Apvec, rappelons-le, mène depuis plus d'une année le plaidoyer pour le vote de cette loi. Il a cité, dans cette action, l'exemple d'autres pays africains dont le Sénégal, où les parlements ont déjà voté une loi visant à protéger les défenseurs des droits de l'homme dans leur travail.

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