Congo-Kinshasa: Frais scolaires du cycle secondaire - Les provinces interpellées

16 Octobre 2019

La gratuité totale de l'éducation de base étant limitée présentement aux six premières années (ancien cycle primaire) du cycle de l'Enseignement fondamental qui, au total, en compte huit, il y a urgence pour que les exécutifs provinciaux fixent les taux de frais scolaires à payer par les parents d'élèves de l'ancien cycle secondaire qui englobait les 7ème et 8ème années de l'actuel cycle fondamental (ex-C.O.) et les classes de 1ère à 4ème secondaire. Cette urgence est d'autant perceptible qu'il y a deux mois depuis que la politique de la gratuité de l'Education de base est mise en œuvre au niveau des six premières années de l'Education de base par le Gouvernement de la République qui a confirmé la suppression totale de l'odieux système de la prise en charge des enseignants par les parents d'élèves (système nommé aussi motivation des enseignants).

Par ricochet, le Gouvernement a procédé au réajustement (ou à la majoration) des salaires de tous les enseignants des établissements publics dépendant du Ministère de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST) en partant du cycle maternel (qui d'ailleurs est facultatif conformément aux lois de notre pays), en passant par les huit années de l'Enseignement fondamental jusqu'aux quatre dernières années du cycle secondaire. Le gouvernement ne veut plus que les gestionnaires des établissements scolaires publics (réseaux d'enseignement conventionnés et non conventionnés) dont les salaires sont à la charge du Trésor public puissent continuer exploiter les parents d'élèves.

Même pour les privés l'école n'est pas un lieu de commerce (Kelasi eza mobongo te !)

C'est ainsi que les seuls frais à payer par les parents d'élèves des 7ème, 8ème de l'Enseignement fondamental et de la 1ère à la 4ème année secondaire sont ceux fixés par les gouverneurs des provinces. Tout frais qui ne revêt pas l'impérium du gouvernorat de province sont réputés illégaux et ne doivent pas être payés par les parents d'élèves. C'est ici la responsabilité des gouverneurs des provinces qui doivent éviter la confusion dans l'esprit des parents en fixant rapidement les montants des frais légaux qu'ils sont autorisés à honorer. En tardant de le faire, ils se font volontairement ou involontairement complice des fossoyeurs de la «Gratuité de l'éducation de base».

Toutefois, les autorités scolaires et la Loi-cadre de l'Enseignement National marquent une nette différence entre la fixation des frais scolaires au niveau des écoles publiques et au niveau des établissements privés d'enseignement. Selon l'esprit de cette loi, les opérateurs éducatifs ne sont pas des commerçants. Au niveau des écoles privées de l'EPST, toute fixation des frais scolaires doit se faire au cours d'une assemblée générale des parents convoquée par la direction de l'école pour présenter son budget annuel qui tienne compte de toutes ses dépenses annuelles ; et où le ministère de l'EPST, la province et la commune sont valablement représentés. Durant cette rencontre, les parents, après l'examen dudit budget, peuvent le modifier ou simplement l'adopter et adopter les frais à payer par élèves. SAKAZ

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