Afrique: Coopération - Le premier sommet Russie-Afrique prévu les 23-24 octobre

Le président russe Vladimir Poutine et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s’exprimeront lors de la session plénière « Russie-Afrique : mettre en œuvre le potentiel de coopération ».

La rencontre se tiendra dans la cité balnéaire de Sotchi et sera coprésidée par le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi. Une trentaine de dirigeants y est attendue.

Pour les organisateurs, le sommet destiné à rechercher les meilleurs moyens de renforcer la coopération bilatérale entre les deux parties ne verra pas seulement la participation des chefs d'État et de gouvernement africains, mais aussi des chefs d'entreprise russes et africains. Le programme prévoit des discussions politiques et économiques pour montrer que la Russie peut, comme la Chine ou l'Europe, être un partenaire fiable.

La rencontre servira de plate-forme de débat autour des différents défis actuels dans le monde et la recherche des moyens de renforcer la stabilité. Une déclaration politique sur l'état et les perspectives de coopération entre la Russie et les pays du continent africain sera signée à l'occasion, a fait savoir le Kremlin.

« Ce forum sert à marquer le tournant décisif de la Russie vers l'Afrique », a expliqué Evguéni Korendiassov, ex-ambassadeur, aujourd'hui membre de l'Institut des études africaines de Moscou. Dans le cadre de sa diplomatie économique, « Moscou tente, avec des fortunes diverses, de mobiliser ses réseaux de l'époque de la guerre froide et de convertir d'anciennes affinités idéologiques en flux d'affaires », a dit, de son côté, Arnaud Dubien, de l'Observatoire franco-russe, dans une note sur le sujet.

Une politique qui se veut pragmatique

Dans son ensemble, la politique africaine de la Russie se veut très pragmatique : Moscou souhaite réinvestir sur le continent et est prête à s'engager avec tous ceux qui en expriment un intérêt. Mais si elle revient en Afrique après presque trois décennies en retrait, la Russie est encore loin de faire concurrence aux puissances occidentales, avancent les analystes. Ils ajoutent que ce pays arrive tard sur le terrain économico-commercial africain par rapport à la Chine, parce que, qu'il s'agisse d'infrastructures ou de ressources naturelles, Pékin a marqué de son empreinte l'Afrique, se posant en concurrent numéro un des puissances occidentales.

En marge des travaux, il est prévu un forum économique réunissant des responsables russes et africains et des représentants de grandes entreprises, a indiqué la présidence russe, assurant que cet événement verra la signature d'un nombre important d'accords dans les domaines du commerce, de l'économie et de l'investissement.

Notons que dans le cadre du raffermissement des relations avec les pays africains, les dirigeants du continent se sont rendus ces derniers temps à Moscou. C'est le cas des présidents Denis Sassou N'Guesso du Congo (21-23 mai), Filipe Nyusi du Mozambique (août) et de Joao Lourenço de l'Angola (avril).

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