Afrique: Commerce - L'Afrique encouragée à surmonter les obstacles par le libre-échange

Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale estiment que l'instauration de la vaste zone de libre-échange du continent, qui est potentiellement le plus grand marché au monde, va favoriser durablement la croissance sur le terrain.

L'idée est soutenue par David Malpass, le président de la Banque mondiale. « Je pense que le pragmatisme des pays va être très important pour trouver la manière d'appliquer l'accord », a-t-il déclaré, en marge des réunions annuelles des institutions de Washington, relevant « les énormes bénéfices du commerce ».

Alors que le président américain, Donald Trump, conteste toujours le libre-échange, le FMI y voit plutôt un moyen pour dynamiser l'économie africaine. C'est pour cela que l'institution presse l'Afrique de concrétiser sa grande zone de commerce abolissant les barrières tarifaires et non tarifaires pour amplifier la transformation économique de la région en stimulant le commerce intra-régional. Le fonds estime que cet accord pourrait attirer plus d'investissements étrangers, en facilitant aussi la création de chaînes d'approvisionnement régionales, qui ont été des moteurs importants de développement dans d'autres régions du monde.

Fort de cela, David Malpass croit qu'une harmonisation des droits de douane, des procédures douanières et frontalières suffisamment efficaces pour permettre le passage de marchandises aux frontières (sans délai), « sont autant d'éléments clés pour faire en sorte que l'accord commercial en Afrique fonctionne bien ».

La Zone de libre-échange continentale (Zlec) en Afrique a été officiellement lancée en juillet dernier à Niamey, au Niger, avec l'objectif d'un démarrage du marché à partir du 1er juillet 2020. L'accord de sa création a été signé par la totalité des pays du continent, exception faite de l'Erythrée. A ce jour, au total, vingt-sept d'entre eux l'ont déjà ratifié.

Depuis la création de la Zlec, l'Union africaine admet qu'elle permettra d'augmenter de près de 60% d'ici à 2022 le commerce intra-africain et de donner un coup de fouet à l'ensemble de ses économies. Ce que ne croient nullement ses détracteurs qui évoquent le manque de complémentarité des économies et redoutent que des importations bon marché ne portent préjudice aux petits producteurs agricoles et industriels.

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