Cote d'Ivoire: Marie Josee Ta Lou - "Je sais que j'ai le potentiel... "

17 Octobre 2019
interview

Médaillée de Bronze des 17èmes Championnats du Monde à Doha au Qatar, Marie Josée Ta Lou a regagné Abidjan, le dimanche 13 octobre dernier. La sprinteuse ivoirienne, troisième meilleure performeuse mondiale du où elle a accroché la médaille de 100 mètres a bien voulu raconter le rendez-vous qatari. Entre joie, regrets et espoirs, elle raconte tout.

 Comment pouvezvous décrire cette participation aux Mondiaux d'athlétisme ?

Cette compétition s'est déroulée dans une ambiance chaleureuse mais je n'ai pas voulu me laisser distraire par cette chaleur.

De la série à la demifinale, c'était bien. Mais en demifinale, j'ai eu une douleur au pied. Mais comme j'étais partie pour ramener une médaille, j'ai dû serrer les dents pour calmer la douleur et obtenir cette médaille de bronze. Même si ça n'était pas ce que je voulais.

Vous aurez pu aussi serrer les dents au 200m ?

Non ! Je n'ai pas pu le faire. Avec le kiné, le coach et tout l'encadrement technique, on a décidé que je ne devais pas prendre de risque parce qu'il y a les Jeux Olympiques l'année prochaine et qu'il fallait rester focalisée.

Quel sentiment vous a animé à l'heure d'abandonner finalement le 200m ?

Cela fait mal parce que ceux qui me connaissent savent que je n'aime pas abandonner. Le coach luimême savait. Mais j'ai dû me résigner à abandonner parce qu'il n'y avait pas moyen que je parte au 200 m donc cette fois-ci, j'ai dû abandonner malgré moi.

Vous parliez tantôt des 2020. Où e comment vous les prépariez déjà ?

On va déjà terminer le traitement du genou en cours, et après, continuer les vacances pendant le traitement et ensuite on verra avec le coach. C'est lui qui décide, c'est lui qui a le programme.

Etre ainsi accueillie à chaque fois par le Ministère des sports, les responsables de la fédération ivoirienne d'athlétisme, le CNSE ainsi que tous ces fans, ne vous lasse pas souvent ?

Au contraire, ça fait toujours plaisir. Car cela nous permet de voir que tous les sacrifices que nous faisons ne sont pas vains et qu'on nous regarde. Et quand on a cet accueil, cela nous motive encore davantage à aller rafler d'autres médailles.

Il y avait votre sœur Murielle Ahouré. Comment estce que vous vous êtes engagées face à la concurrence des autres pays ?

Vous savez quand on part en compétition, nous sommes seules face à notre destin. C'est la ligne d'arrivée qu'on voit. Mais l'ambiance était bonne. Ma sœur (Murielle Ahouré), elle a terminé 5ème. Mais pour moi, au vu de la saison qu'elle a eue, je pense que c'est un gros effort qu'elle a fait. Je crois que c'est sa médaille à elle. En tant que petite sœur, je suis fière d'elle.

Comment avez-vous trouvé le niveau de cette compétition ?

Le niveau était bien, il était abordable, il était élevé. Il y avait la place pour aller chercher quelque chose de plus que la médaille de bronze. Mais on ne sait pas ce que Dieu prévoit. Ce qui est arrivé est arrivé et je suis contente, même si c'est vrai que je pouvais faire plus. Parce que faire 10"87 en série et aller faire un 10"90 en finale, ça fait vraiment mal parce qu'on se dit qu'on allait chercher en plus de la médaille, le record d'Afrique. Je sais que j'ai le potentiel, je vais continuer de travailler et on verra ce que Dieu va décider.

 C'est quoi la durée de votre indisponibilité ?

Je ne sais pas encore ! Avec le kiné, on fait quelques petits soins mais je dois retourner encore là-bas pour faire d'autres diagnostics pour voir ce qu'il en est. Mon problème de genou, je le traine depuis longtemps.

Il y a des moments où ça va et d'autres non. Cette année, c'est arrivé au mauvais moment. Ce sont les aléas du haut niveau. Nous ne sommes pas des machines comme le coach le dit. On prend les choses ainsi et on essaie d'aller de l'avant.

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