Congo-Kinshasa: Reprise du travail ce jeudi à la CVM

17 Octobre 2019

C'est maintenant acquis. Après environ un mois de grève, entrecoupée d'éphémères services minima, le personnel de la CVM (Congolaise des Voies Maritimes) a accepté de reprendre le travail ce jeudi 17 octobre 2019. C'est le soulagement pour les armateurs, habitués du bief maritime congolais, sur l'axe Banana, Boma et Matadi.

Ce résultat est à mettre au compte du compromis intervenu le mardi 15 octobre entre le banc des négociateurs et celui des représentants des grévistes. On laisse entendre que le même mardi, jour de la signature de cet accord, la CVM a failli perdre le proton Banalia qui était sur le point de couler et qui a été sauvé de justesse.

Selon ce protocole d'accord qui a connu les signatures des ministres du Portefeuille, des Transports et Voies de Communications ainsi que du Travail, le Comité de gestion de la Congolaise des Voies Aériennes va liquider deux mois d'arriérés de salaires d'ici le 30 octobre 2019. On précise que le paiement devrait se faire au niveau de la caisse de l'entreprise tandis qu'un troisième mois sera payé par voie bancaire.

Les négociateurs vont faire le tour des agences de la CVM pour communiquer ces informations à tous les agents.

Les autres résolutions contenues dans ce protocole d'accord concerne l'audit à diligenter urgemment sur l'état des finances de l'entreprise, l'exigence de la présence physique des membres du Comité de gestion au siège de Boma, la révisitation du contrat de dragage signé avec la firme belge Dredging, considéré comme léonais par la majorité des cadres et agents de la RVM. De l'avis des travailleurs, ce contrat devrait être résilié.

On espère que ces dispositions vont calmer les esprits et mettre fin à l'insécurité maritime sur le fleuve Congo, entre Banana, à l'embouchure, et Matadi, le point de chute des bâtiments de haute mer. Car l'absence de sondage et de dragage, deux préalables à une desserte apaisée des ports de Boma et Matadi, étaient en train de conduire lentement mais sûrement, à la fermeture du chenal maritime.

Chacun peut imaginer le manque à gagner pour le Trésor public congolais, suite à la paralysie des activités d'import et d'export. En interne, le blocus du bief maritime était annonciateur de l'arrêt de mort pour la DGDA (Direction Générale des Douanes et Accises), l'OCC (Office Congolais de Contrôle), la SCTP (Société Commerciale des Transports et des Ports), Sep-Congo, la province du Kongo Central, etc. Le spectre des pénuries de denrées de consommation courante (sucre, riz, huile, poissons chinchards, viande, poulets, huiles végétales, oignons, tomates, farine de froment, etc), dont 90 % viennent de l'extérieur, était en l'air, de même que celui de l'épuisement des stocks des produits pétroliers.

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