Congo-Brazzaville: L'association AED interpelle sur les risques liés à l'exposition au mercure

Le produit est utilisé par les dentistes et est associé à des objets d'usage quotidien, malgré la sonnette d'alarme des experts. Les membres de l'association Action sur l'environnement et le développement (AED) se sont réunis à Brazzaville, le 16 octobre, pour tenter de sensibiliser les pouvoirs publics aux risques sanitaires.

Les activistes de l'AED, à l'instar de leurs pairs des autres pays, ont célébré mercredi la Journée africaine sur la dentisterie sans mercure. Une occasion pour ces derniers de mettre sous le feu des projecteurs ce métal qu'utilisent les dentistes pour compenser les trous dentaires. Les risques de cette pratique sont plus élevés chez les enfants de moins de 15 ans, les femmes enceintes et allaitantes.

D'après le Dr Eugène Loubaki, le mercure est à l'origine de nombreuses maladies, dont la malformation chez les nouveau-nés. La substance est irritante pour la peau et l'inhalation des vapeurs peut causer une pneumonie. Elle peut avoir des effets sur le système nerveux central et les reins à long terme.

En effet, la République du Congo vient de ratifier, le 6 août dernier, la convention internationale dite de Minamata sur le mercure. « En tant que pays signataire de la convention, le Congo doit interdire l'importation des produits contenant le mercure comme les thermomètres, les ampoules à faible consommation, les piles », a estimé le chimiste Eugène Loubaki, exhortant les autorités à prendre des mesures règlementaires.

Difficile pour sa plate-forme de situer le niveau du risque dans le pays, en raison de l'absence des données crédibles. Un premier inventaire a été fait, a-t- il expliqué, et les enquêteurs ont trouvé l'existence des rejets liés au mercure dans le pays.

La problématique ne semble pas encore préoccuper les pouvoirs publics, puisqu'en juin 2018, cette association tentait d'attirer l'attention des autorités sur le danger. À la faveur d'un séminaire qu'elle a organisé, l'AED a sollicité les parlementaires en vue de l'adoption d'une loi contre l'usage du plombage gris.

L'intervenant a déploré le recours par des sociétés de cimenterie locales au charbon (lignite) qui contient malheureusement du mercure. « Le risque est évident si ce charbon est mal géré par les cimentiers », a averti le chimiste.

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