Afrique: Recherche en santé - Des experts africains se penchent sur l'analyse des systèmes nationaux

Brazzaville abrite, du 17 au 18 octobre, la réunion consultative pour l'élaboration d'une stratégie régionale en vue de renforcer les systèmes nationaux de recherche en santé dans la zone de l'Afrique subsaharienne.

Les travaux ont été officiellement ouverts, le 17 octobre, par le ministre de la Recherche scientifique et de l'innovation technologique, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.

Les participants vont examiner les résultats des sondages des systèmes nationaux de recherche sanitaire de l'année 2018, afin de proposer des stratégies susceptibles de remédier aux lacunes et aux défis mis en évidence par les rapports de la même année. Après quoi, une stratégie régionale visant à améliorer les résultats des Etats membres en la matière sera définie.

Ainsi, la collaboration au sein des plates-formes des réseaux d'excellence régionaux sera renforcée pour augmenter le baromètre des systèmes nationaux de recherche en matière de santé au-delà des 50% dans tous les pays.

Par ailleurs, ceux-ci vont s'accorder sur une stratégie pour générer des données via la plate-forme de l'Observatoire africain de l'OMS-Afrique et une feuille de route pour mener des enquêtes en ligne, dans tous les Etats membres, sera définie pour 2020.

Selon le ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, cette réunion est importante à plus d'un titre, dans la mesure où les maladies infectieuses liées à la pauvreté ont un impact économique profond sur les pays africains en termes de soins de santé et de perte de productivité.

La lutte contre ces maladies, a-t-il souligné, est essentielle pour atteindre les Objectifs de développement durable.

« La stratégie de l'Union africaine en matière de science, technologie et innovation reconnaît que la recherche et la coopération internationale sont essentielles pour relever les plus grands défis du continent, notamment la prévention et le contrôle des maladies », a-t-il rappelé, en reconnaissant que le potentiel de l'Afrique en matière de science et d'innovation est handicapé par une pénurie de scientifiques qualifiés, puisque le continent compte moins de deux cents chercheurs par millions d'habitants.

Le ministre reste tout de même optimiste sur la capacité du travail des chercheurs et des innovateurs africains, ainsi que sur les espoirs suscités par leurs travaux.

Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a également rappelé que le Programme des pays européens et ceux en voie de développement sur les essais cliniques a soutenu, en Afrique centrale, plus de cinq cents chercheurs, dont au moins 90% poursuivent leur carrière sur le continent.

La structure a aussi permis de réaliser plus de cent cinquante essais cliniques et études portant sur les problèmes clés en matière des maladies infectieuses, ainsi que sur le traitement et le contrôle en Afrique.

Les recommandations des travaux de la réunion sur les systèmes nationaux de recherche en santé dans la zone de l'Afrique subsaharienne seront connues le 18 octobre.

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