Cote d'Ivoire: Droits des enfants des condamnés à mort - Des ONG plaident pour une abolition de la peine de mort

17 Octobre 2019

L'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture de Côte d'Ivoire (Acat-Ci), la Fédération internationale des Acat (Fiacat), la Ligue ivoirienne des droits de l'homme (Lidho), avec le concours de la Coalition mondiale contre la peine de mort, plaident auprès des autorités ivoiriennes pour une abolition irréversible de la peine de mort.

Et ce, par le biais de la ratification par l'Etat ivoirien du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort (Op2).

C'était à l'occasion de la commémoration de la 17e Journée mondiale contre la peine de mort autour du thème: « Les enfants, ces victimes invisibles de la peine de mort », le 10 octobre, au siège de Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, à Abidjan-Cocody.

Le thème national retenu au cours de cette célébration est: « Plaidoyer auprès des autorités ivoiriennes pour la poursuite du processus de ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au pacte international relatif aux droits civils et visant à abolir la peine de mort ».

Ainsi, le président du conseil d'administration de l'Acat-Ci, Wenceslas Assohou, a expliqué que les Ong dans leur plaidoyer, ont à l'esprit de soutenir ces enfants dont les parents sont condamnés à mort dans les pays qui pratiquent la peine de mort.

Il a, en outre, indiqué qu'une abolition irréversible de la peine de mort garantirait de facto, le droit à la vie et la sauvegarde des droits des enfants des personnes condamnées à mort. Non sans ajouter que cela éviterait que ces derniers ne deviennent « ces victimes invisibles de la peine de mort en Côte d'Ivoire ».

Wenceslas Assohou a surtout souligné que ce plaidoyer auprès des autorités vise à « faire de la Côte d'Ivoire un Etat pionnier dans la lutte contre la peine de mort ».

Il a fait remarquer que beaucoup reste à faire pour aboutir à un monde sans peine de mort, même si d'après Amnesty International, le nombre des exécutions enregistrées dans 20 pays, est en baisse passant de 993 en 2017 à 690 en 2018.

Cette célébration a également été marquée par un panel, au cours duquel trois panelistes, à savoir le conseiller technique du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Delbé Constant, le secrétaire général de la Lidho, Dr Coulibaly Mamadou et le Pca de l'Acat-Ci, Wenceslas Assohou ont exposé sur l'importance de l'abolition de la peine de mort en Côte d'Ivoire.

Signalons que l'événement a bénéficié du soutien financier du ministère des Affaires étrangères du Luxembourg et de l'Agence française de développement (Afd), ainsi que de l'appui de la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, de la Fiacat et de la Coalition mondiale contre la peine de mort.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Cote d'Ivoire

Plus de: Fratmat.info

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.