Afrique: 8ème édition de la Cgeci Academy - Paul Kagamé invite le secteur privé à prendre les devants

17 Octobre 2019

Un environnement propice aux affaires pour des entreprises performantes en Afrique ne peut venir que du secteur privé africain. Invité d'honneur de la 8ème édition de la CGECI Academy, le président du Rwanda, Paul Kagamé, a invité lundi, les patronats africains à mobiliser les communautés d'entrepreneurs en Afrique en vue d'impacter les réformes et l'amélioration du climat des affaires.

En effet, pour l'hôte de la CGECI Academy, le secteur privé africain a un rôle indispensable à jouer, notamment, celui d'amener les gouvernements à faire des réformes nécessaires et à prendre des décisions idoines pour le développement des entreprises. « Le défi de l'amélioration du cadre des affaires est bien réel pour sauver les entreprises locales.

Le point de départ est que le secteur privé et le secteur public s'impliquent pour les bonnes raisons », a indiqué SEM Paul Kagamé, qui avait à ses côtés le viceprésident Daniel Kablan Duncan. Pour le président du Rwanda, c'est la solution pour que les économies africaines soient compétitives et dynamiques.

« Nous devons parvenir à un stade où nos pays assurent euxmêmes le financement de leur transformation. Nous devons nous assurer que les jeunes soient équipés par la formation et tirent profit des nouvelles opportunités de la digitalisation du climat des affaires », a-t-il déclaré.

Saluant le choix du thème de cette 8ème édition « Environnement des affaires : Quel modèle à privilégier pour le développement des entreprises en Afrique ? », SEM Paul Kagamé a ajouté que les pays africains peuvent faire mieux pour financer l'innovation et l'amélioration du climat des affaires dans leur pays.

Aussi a-t-il félicité le patronat ivoirien pour l'instauration de cette tribune d'échanges et de partage d'expériences, et qui offre des opportunités d'investissement.

« Le secteur privé de la Côte d'Ivoire est une source d'inspiration de par son dynamisme, sa compétitivité et sa résilience. Nous aimerions voir plus d'expertises et d'expériences au Rwanda pour la création d'un secteur industriel robuste », a-t-il déclaré.

Intervenant sur la réforme fiscale en cours, le vice-président de Côte d'Ivoire, Daniel Kablan Duncan, a expliqué qu'il s'agit d'élargir l'assiette fiscale, de baisser la fiscalité et d'aider les PME informelles à basculer facilement dans le secteur formel.

« L'assiette fiscale actuelle est trop étroite, il faut l'élargir, baisser les taux et aider le secteur informel à être formel. A la fin du processus on doit avoir une justice fiscale, c'est-à-dire, que tout le monde contribue. Beaucoup de PME ne passent pas au secteur formel parce qu'elles ont peur de la fiscalité, mais si la fiscalité baisse elles vont pouvoir basculer facilement », a expliqué Daniel Kablan Duncan.

Le ministre ivoirien du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion des PME, Diarrassouba Souleymane, a, quant à lui, fait savoir qu'en dépit des performances significatives que connaît l'Afrique ces dernières années, nombreux sont les défis à relever.

Il s'agit, entre autres, de la faible contribution de 3% dans le commerce global, la valeur manufacturière mondiale de 2%, l'importance de conditions d'une longue stabilité politique et le besoin de l'usage plus accru des technologies de l'information et de la communication (TIC).

Dans le contexte de la CGECI Academy, il a réitéré l'engagement du gouvernement à poursuivre les discussions avec le Patronat pour la promotion des champions nationaux. « C'est le secteur privé qui créé la richesse et demeure le moteur de la croissance économique », a-t-il soutenu.

Pour sa part, le président de la CGECI, Jean-Marie Ackah, a souligné que pour cette 8ème édition de la CGECI Academy, l'environnement des affaires doit être analysé sous tous ses aspects politique, sécuritaire, administratif, fiscal, financier, législatif, etc.

Il a ajouté, ensuite, que le défi de l'environnement des affaires se résume à une réglementation trop contraignante et changeante, à des lourdeurs administratives, à une pression fiscale difficilement soutenable pour le secteur informel aux difficultés d'accès aux marchés nationaux et régionaux.

Ces défis nous interpellent tous, et pas uniquement les autorités publiques. Nous devons tous ensemble, confronter les réformes et classement aux réalités quotidiennes vécues par les entreprises », a-t-il indiqué

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

A La Une: Cote d'Ivoire

Plus de: Patriote

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.