Cameroun: Chracerh - Le plateau technique se renforce

L'acquisition d'une nouvelle station Icsi fluidifiera le service aux usagers, permettant la prise en charge de 500 femmes supplémentaires dans le circuit de la fécondation in vitro.

Icsi. Entendez micro-injection intracytoplasmique de spermatozoïdes. C'est une technique qui consiste à introduire un seul spermatozoïde à l'intérieur d'un ovocyte mature pour obtenir sa fécondation. Sans aucun doute, elle est la technique de reproduction médicalement assistée la plus utilisée. Depuis le début des années 90, elle constitue une véritable révolution dans la Fécondation in vitro (Fiv) car elle a permis de résoudre avec succès la plupart des problèmes de stérilité dont la cause était masculine. Seulement, le Centre hospitalier de recherche et d'application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh), ne disposait que d'une seule station d'Icsi depuis sa mise en service en 2015. Au regard du taux de fréquentation sans cesse croissant, il était urgent d'en augmenter les capacités. C'est chose faite depuis le début de cette semaine.

« Nous étions à la recherche de cet équipement depuis trois ans. Nous avons été très chanceux d'obtenir celui-ci en l'espace d'une semaine. Il a été installé par un ingénieur suisse de passage ici pour le Ghana», explique le Pr. Jean Marie Kasia, directeur général du Chracerh, très heureux. Le poste renferme un ensemble de machines ergonomiques dont un microscope robotique appelé intégra qui peut prendre le spermatozoïde et l'injecter dans l'ovule. Il y a à côté, une grosse loupe. Evoluant dans un domaine où tout est microscopique, la loupe grossit les éléments, sert à trier les ovocytes et à s'assurer de leur qualité de même que de celle des embryons. En plus, une caméra est incorporée à l'appareil et un écran de contrôle permet de procéder aux manipulations avec dextérité. L'exercice devant se faire dans un environnement identique à celui du corps de la femme, le laboratoire dans lequel le poste est installé dispose d'un système purificateur d'air qui capte toute microparticule en circulation. Dans cette même salle, il y a des incubateurs. « Nous sommes dans un contexte de fabrication d'un être humain, tout doit être à 100% pur », insiste le Pr. Kasia.

Sur le plan technologique, l'équipement acquis permet d'administrer des soins plus pointus et de servir le maximum de couples. « Ainsi, nous partirons de 500 cycles de grossesses actuellement à 1000 par an parce que la demande a augmenté. Nous avons commencé petit à petit et au fil du temps, notre croissance est exponentielle : les sollicitations émanent de partout sur le continent et du monde entier », assure le directeur général du Chracerh. « Nous étions déjà débordés avec 500 femmes en ligne par an pour une grossesse. On se marchait sur les pieds avec un seul poste. Avec ce nouvel équipement, nous pouvons maintenant plus et mieux travailler », soutient le Pr. Michel Toukam, en service au Chracerh.

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