Sénégal: 125 edition du Grand Magal de Touba - Des fidèles mourides dans la ferveur du magal

18 Octobre 2019

La communauté mouride a célébré dans la ferveur le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba. Et malgré la forte canicule qui sévit dans la cite religieuse, les fidèles ont été nombreux à commémorer cet évènement. Comme d'habitude, des plats somptueux ont été offerts aux hôtes, pendant que des récitals de Coran et autres khassaïdes retentissaient dans des différents coins. Sans occulter les ziaar dans les mausolées de la Grande Mosquée.

Le Grand Magal de Touba a été célébré hier, jeudi 17 octobre 2019. Dès les premières heures de la matinée, il y a une foule compacte autour de la Grande Mosquée. Les uns ont terminé de faire leur Ziar, d'autres par contre se précipitent pour faire la queue autour de la grande mosquée, pendant que des forces de l'ordre veillent au grain.

De toutes les avenues qui mènent vers les mausolées, ce sont de longues files de fidèles qu'on aperçoit de loin. Les mégaphones de la grande mosquée distillent des sons de khassaïdes (poèmes écrits par Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, Ndlr).

C'est dans un tel contexte que les pèlerins ont célébré le départ en exil de Cheikhoul Khadim au Gabon en 1895. Mamadou Lamine Diop, un talibé en provenance de Saint-louis s'explique : «on apprécie très bien le Magal.

L'ouverture de la mosquée Massalikoul Djinane a donné un cachet particulier à ce Grand Magal de Touba. Nous, Mourides et musulmans surtout, noirs, nous devons être fiers de Cheikh Ahmadou Bamba et de son ouvre.

C'est une grande leçon d'histoire qu'il a su donner au colonisateur». Modou Sarr, un chauffeur de taxi à Diourbel, trouvé devant la grande Mosquée, confie que «ce Magal a battu le record d'affluence». Selon lui, «l'œuvre de Sérigne Touba va aller crescendo».

Après avoir accompli ses prières et recueillements, au niveau des mausolées, Modou Lô Thiam a rendu grâce à Dieu et à son marabout Serigne Touba.

«Nous sommes très fiers de notre vénéré Cheikh Khadim Rassoul qui a beaucoup travaillé pour la communauté mouride. Aujourd'hui, Touba a drainé plus de 4 millions de pèlerins. Tout cela, est l'œuvre de Bamba qui n'est pas quantifiable», s'est-il réjoui.

POMPAGE DES EAUX STAGNANTES : LA PLUIE PLOMBE LES EFFORTS CONSENTIS

Le Grand Magal de Touba coïncide cette année avec l'hivernage. Conséquences : les précipitations qui ont été enregistrées dans la dernière semaine précédente du Magal ont mis à nu les dysfonctionnements dans le réseau d'assainissement de Touba. Les eaux stagnantes sont notées dans certains quartiers obligeant certains fidèles à faire de longs détours pour ne pas patauger dans les eaux stagnantes.

La pluie qui s'est abattue mardi dernier à Touba a mis à nu les dysfonctionnements dans le réseau. Il s'est posé alors l'évacuation des eaux pluviales au niveau de la cite religieuse de Cheikh Ahmadou Bamba à moins de deux jours du Grand Magal. Les eaux stagnantes étaient un peu partout.

Cette situation a obligé certains pèlerins à faire parfois de longs détours pour ne pas patauger dans les eaux sales, surtout dans les quartiers. Sur l'axe Touba-Mbacké, des eaux sont notées au bord de la route. Parfois, ces eaux stagnantes mélangées à la saleté occasionnent beaucoup de désagréments aux piétons.

Pourtant, tous les engagements pris par l'Agéroute ont été respectés à la lettre. Ou du moins, c'est en substance la conviction du Directeur de l'Agéroute Thiès, Khoult Ndiaye après sa rencontre avec Serigne Bassirou Abdou khadre Mbacke, le porte-parole du khalife General des Mourides.

Le Directeur de l'Ageroute Thies estime que tous les engagements qui ont été pris par l'Ageroute ont été respectés à la lettre.

«Les gens avaient l'- habitude de voir beaucoup de matériels de routes en période de Magal ces trois dernières années. Ce qui s'est passé, c'est qu'on avait des travaux de voieries à Touba en dehors même du Magal. Tous ces travaux sont terminés dans leur première phase.

Au moment où on célèbre le Magal cette année, on avait des phases d'entretiens routiers. C'était des axes qui s'étaient dégradés surtout avec la présence des pluies. Il fallait les réparer. Il fallait également pomper l'eau qu'il y avait sur nos grands axes routiers et remettre à l'état le réseau routier» a-t-il déclaré. Et d'ajouter «ce n'était pas une tâche colossale.

C'est pour cela, lors de la réunion d'évaluation, j'avais rassuré le comité d'organisation en l'occurrence Sérigne Ousmane Mbacké, en lui disant que nous avons pris l'engagement de terminer ses travaux.

On va les terminer car, on a l'habitude de faire ses travaux. Depuis, on a plus de travaux à l'intérieur de Touba. Et aujourd'hui on a fini la Route Nationale 3 et nous sommes en train de finir la route de Thilmakha. C'est dire que l'essentiel a été fait pour que les gens puissent déplacer sur nos routes sans certains désagréments.

En revanche, tout ce qui est entretien routier a été fait. Nous avons pompé les eaux. Et aujourd'hui, nous sommes en train avec les populations de Touba de faire le désensablement des axes. Je peux vous assurer que les taches qu'on nous avait assignées à Touba ont été réalisées», a-t-il conclu. Le directeur de l'Ageroute Thiès, Koult Ndiaye a aussi exhorté les usagers qui empruntent l'autoroute Ila Touba à rouler entre 70 et 80 Km par heure. «Cela est largement suffisant pour que les gens puissent aller et venir à Touba. C'est pourquoi les gendarmes ont brisé la vitesse pour permettre aux automobilistes d'arriver à Touba sans trop de risques», a-t-il confié.

PRODUITS IMPROPRES A LA CONSOMMATION : 1381 ARTICLES RETIRES POUR UNE VALEUR DE PLUS DE 5 MILLIARDS

1381 articles pour une valeur commerciale de plus 5 milliards ont été retirés du circuit. L'annonce est du chef du service régional de commerce de Diourbel, Amadou Touba Niane. Il était en conférence de presse à la vielle de la célébration du Magal hier, jeudi 17 octobre. «Nous avons fait 184 structures alimentaires au marché Ocass, Darou Marnane, les restaurants, les sélectes et les stations-service. 1381 articles ont été retirés», a annoncé en conférence de presse, le chef du service de commerce régional de Diourbel, Amadou Touba Niane. Face aux journalistes à la vielle du Magal le 16 octobre dernier, il a annoncé que la quantité de la saisie est évaluée à environ 12 tonnes pour une valeur commerciale de 5.224.324 de F CFA. Amadou Touba Niane informe que «des montages ont été faits à la sortie de l'autoroute Ila Touba pour stopper les produits impropres à la consommation». Ce qui a permis d'arrêter «62 camions pour une valeur monétaire de 2 412 868 francs CFA pour diverses infractions». Les produits saisis ne concernent pas des produits périmés. Ils sont saisis pour infraction aux règles de facturation, informe-t-il. Par ailleurs, le chef du service régional de commerce de Diourbel, a soutenu que des dispositions ont été prises afin d'assurer l'approvisionnement correcte du marché en denrées alimentaires. Le service régional de commerce de Diourbel, à travers ses démembrements notamment, le service départemental de Mbacké et le service départemental de Bambey, ont mené beaucoup d'activités allant dans le sens de garantir l'accès des denrées aux populations.

MAGAL DES THIANTACOUNES : L'OMBRE DE CHEIKH BETHIO PLANE A DIANATOUL ET A NGABOU

Cette année, c'est la première fois que les Thiantacounes célèbrent le grand Magal de Touba sans leur guide Cheikh Béthio Thioune rappelé à Dieu au mois de mai passé. Pourtant, pour les Thiantacounes qui n'ont pas lésiné sur les moyens pour le bon déroulement de la célébration du départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, Cheikh Béthio Thioune est toujours vivant parmi eux. A Dianatoul Mahwa, fief du Khalife Cheikh Saliou Thioune, tout comme à Ngabou où réside Sokhna Aida Diallo, la femme du défunt Cheikh, tous les ingrédients sont réunis pour les «berndés».

Des sacs de pommes de terre par-ci, des sacs de d'oignons et autres légumes par-là, des sachets de couscous et autres condiments éparpillés. C'est le décor qui s'offre au visiteur une fois avoir franchi le seuil de la cuisine des Thiantacounes. Nous sommes à Dianatoul Mahwa, où comme chaque année, les Thiantacounes célèbrent le grand Magal de Touba. Au domicile du Cheikh, en ce mercredi 16 octobre, règne une ambiance de fête. Les membres du comité d'organisation s'attèlent aux derniers réglages. Les disciples du défunt Cheikh Béthio Thioune sont en train de procéder à la distribution des denrées pour les «berndés» qui accompagnent la célébration du grand Magal de Touba, marquant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba Macké.

SERIGNE SALIOU THIOUNE PRENDS SES MARQUES A DIANATOUL...

Même si le Cheikh est décédé depuis le mois de mai 2019, les Thiantacounes ne ménagent aucun effort pour la bonne réussite de l'événement. Ils font tout pour rendre la fête agréable. Rien n'est laissé en rade pour la préparation des mets du Magal. Le nouveau Khalife de Cheikh Béthio, Serigne Saliou Thioune Gueule Tapée, n'a pas lésiné sur les moyens pour assurer la relève. Comme le faisait son défunt père, il a fait venir des milliers de têtes de bœufs et autres animaux pour les festivités. Il ne veut pas que les «daaras» et les villages environnants sentent l'absence de Cheikh Béthio, lors de la célébration de grand Magal de Touba, nous indique Mouhamed Dieng, Dieuwrigne universel qui est en train de procéder à la répartition des condiments. «Comme le faisait le Cheikh, cette année on a implanté plus de 100 points servant de cuisine à Dianatoul Mahwa et les villages environnants. Le nouveau Khalife de Cheikh Béthio, Serigne Saliou Thioune, veut que les plus démunies sentent la célébration du Magal là où ils se trouvent. Ils n'ont pas besoin de se déplacer jusqu'à Touba pour pouvoir disposer des «kheweul» de Serigne Touba », confie-t-il. Même si à Dianatoul l'affluence n'est pas grande, comme c'était le cas les années précédentes, lorsque que le guide des Thiantacounes vivait encore, ses disciples disent qu'ils ne sentent pas son absence. Pour eux, rien n'a changé. Tout est comme avant. «Pour nous, le Cheikh est toujours parmi nous. Vraiment, nous ne sentons pas sa disparition. Son Khalife est à nos côtés. Tout ce que son père déployait pour le bon déroulement du Magal, il l'a doublé. Donc, nous ne pouvons que le remercier et prier pour lui», indique le Dieuwrigne universel. ...

ET SOKHNA AÏDA DIALLO RESTE MAITRESSE DE NGABOU

A quelques kilomètres de Dianatoul, se trouve Ngabou, l'autre fief des Thiantacounes dirigé par Sokhna Aïda Diallo, l'une des épouses du défunt Cheikh. Ici aussi les disciples sont en plein dans les préparatifs du Magal. Devant la grande maison, des talibés sont à pied d'œuvre pour rendre les lieux attrayants. Certains sont en train d'enlever les herbes au moment où d'autres balayent et ramassent les débris. Même les femmes sont impliquées dans ces travaux. Pelle à la main, Matar Mbow, un jeune âgé d'une vingtaine d'années est très fier de participer à ce nettoiement. «Des gens disent que le Cheikh n'est plus dans ce monde, mais nous ses disciples Thiantacounes, n'avons pas senti son absence. La présence de Cheikh Aïda a comblée ce vide. Pour nous, le Cheikh est toujours parmi nous», lance-t-il. Allant dans le même sens, Pape Assane Sow soutient: «depuis 2016, je passe le Magal à Ngabou. Donc ce n'est pas la première fois que le grand Magal est célébré à Ngabou par des Thiantacounes. Le Cheikh est toujours vivant dans nos esprits. Rien n'a changé ici. Tout est comme avant. Sokhna Aïda a bien géré». A quelques encablures, une grande tente est dressée. Cet endroit sert de cuisine pour les besoins de l'évènement. Une dizaine d'hommes s'activent pour la préparation des repas. Des femmes lavent les légumes. Tout cela se déroule sous la supervision du chef de cuisine, Serigne Saliou Ndiaye. «Sokhna Aïda m'a confié cette cuisine depuis 2013. Ce n'est pas la première fois qu'elle prépare des berndés ici à Ngabou pour le Magal de Touba. Cette année, elle a distribué 14 bœufs dans tous les villages environnants: une tête dans chaque localité. 7 bœufs ont été distribués aux populations de Ngabou. Ces 10 marmites qui sont sur le feu sont destinés aux passants uniquement», renseigne-t-il.

INTERDICTION DES CHEVEUX NATURELS ET AUTRES ARTIFICES DE BEAUTE : Des femmes se conforment au Ndigël

La décision du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, d'interdire certaines pratiques dans la cité religieuse a été ressentie dans la célébration du Magal de cette année. En lieu et place des coiffures et autres astuces et artifices de beauté, la plupart des femmes rencontrées à Touba ont un voile ou un foulard sur la tête.

L e Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, a pris la décision d'interdire dans la cité religieuse la dépigmentation, les cheveux naturels et autres astuces et artifices de beauté. Pour ce Magal (édition 2019), des fidèles ont décidé de se conformer aux souhaits du guide religieux. Mieux, cette année, il est très rare de voir une femme avec des longues tresses ou un greffage qui déborde. La tenue la mieux partagée chez les pèlerines à Touba, c'est des habits amples assortis d'un voile sur la tête. C'est l'exemple des fidèles rencontrés au quartier Darou Miname 30. «Je me suis faite de simples tresses avec mes cheveux. Vraiment, le Khalife nous a facilité la tâche. A pareille période, nous étions très préoccupées par comment faire pour avoir quelque chose à se mettre sur la tête. On est juste naturel. On ne peut que se féliciter de la décision du Khalife», se réjouit Bally, une jeune dame. La mesure est salutaire, à son avis, car les dépenses ont été réduites. «Nous perdions beaucoup de temps dans les salons de coiffure. Il nous arrivait même de passer la nuit à faire la queue. Cette année, on n'a pas vécu tout cela.» Aussi, la mesure a été ressentie dans les dépenses. Seynabou Sarr, est une dame, la quarantaine révolue. Elle accueille le Ndigël du Khalife avec soulagement. «Sans toutes ces choses artificielles, on arrive à mieux pratiquer notre religion. La seule chose à faire est d'acheter un voile et le tour est joué», s'enflamme-t-elle.

L'avis de Bally et de Seynabou est partagé par Maty Lô, disciple de Sokhna Aïda, rencontrée à Ngabou, au domicile de son guide. «Un mouride doit se conformer obligatoirement au ndigël. Nous ne pouvons pas faire abstraction de la décision du Khalife, surtout que notre guide Sokhna Aïda nous a donné instructions d'aller dans ce sens. C'est pourquoi nous avons toutes des foulards sur la tête, avec des habits décents», a-t-elle soutenu. Après le Magal, beaucoup de femmes se retrouvaient dans des difficultés, à causes des dettes contractées pour les préparatifs de l'événement. Mais, au moins, avec l'interdiction des greffages et autres formes de coiffures, c'est un souci de moins pour les femmes, juge Mame Bousso, une habitante de Dianatoul. «Nous nous réjouissons vraiment de la décision. Le marabout ne cherche qu'à nous faciliter la chose. La décision d'interdire certaines pratiques a même diminué les dettes contractées pour l'événement. Après le Magal, beaucoup de femmes se retrouvaient dans des difficultés. Certaines prenaient des engagements qu'elles ne pouvaient pas respecter. Le Magal est une occasion pour les femmes de se faire remarquer, à travers leurs habillements. Cette année, avec le ndigël du Khalif Serigne Mountakha Mbacké, certaines ne se sentiront pas lésées.» Et d'ajouter: «dans les maisons, le Magal est une occasion pour les femmes de rivaliser de belles tenues. Et souvent celles qui n'ont pas les moyens ne sont pas à l'aise. Mais, cette année, au moins la concurrence ne sera très rude, comme par le passé»

BILAN PROVISOIRE DE LA GENDARMERIE 8 morts et 103 blessés dans 33 accidents

8 morts et près de 103 blessés dans 33 accidents. C'est le bilan à mi-parcours de la Gendarmerie nationale pour l'édition 2019 du Magal de Touba. Selon le chef de Division communication, Ababacar Faye, ces accidents sont souvent dus à l'imprudence et à la somnolence des conducteurs. Aussi 103 véhicules ont été immobilisés pour des infractions liées au Code de la route: défaut de permis, conduites dangereuses, défaillances liées à l'état du véhicule, relève-t-il. En outre, renseigne M. Faye, la Gendarmerie a procédé également à 13 arrestations pour des infractions diverses: vol de bétail, détention de faux billets et de chanvre indien.

BILAN A MI-PARCOURS DE LA POLICE : 219 INTERPELLATIONS ET PLUS 2,725 KG DE CHANVRE INDIEN SAISIS

A l'occasion du Magal de Touba, édition 2019, les Commissariats de Mbacké, Diourbel, Bambey et Touba, ont interpellé dans la nuit du 16 au 17 octobre 2019, 138 individus, informe un communiqué du Bureau des relations publiques de la Police parvenu à la rédaction hier, jeudi 17 octobre. Selon la source, 26 personnes ont été mises aux arrêts pour vol, 9 pour détention et trafic de chanvre indien et 7 pour nécessité d'enquête. Entre autres délits, des mis en cause ont été interpellés pour vérification d'identité, ivresse publique et conduite sans permis. Par ailleurs, les éléments de la Police nationale ont mis la main sur 2,725 kilogrammes (Kg), 50 cornets et 2 joints de chanvre indien. De nombreux accidents (7) ont été constatés dont certains corporels, 2 matériels et 1 un mortel. Déjà la veille, dans la nuit du 15 au 16 octobre, les Commissariats de Mbacké, Diourbel, Bambey et Touba, ont interpellé 81 individus pour diverses infractions réparties comme suit : « 06 pour vol, 06 pour détention et trafic de chanvre indien, 07 pour détention collectif de chanvre indien, 06 pour détention usage de chanvre indien, 11 pour nécessité d'enquête, 31 pour vérification d'Identité, 01 pour vagabondage, 01 exercice illégale de médecine, 01) pour tentative de viol, 02 pour coups et blessures volontaires, 07) pour ivresse publique et manifeste, 01 pour conduite en état d'ébriété, 01 pour complicité de vol». Pour la même opération, la quantité de drogue saisie est de 38 cornets de chanvre indien. Ce qui fait en tout 219 personnes interpellées par la Police pour les deux sorites et plus de 2,725 kg, 50 de chanvre indien saisis. En ce qui concerne les accidents constatés la nuit du 15 au 16 octobre, ils sont au nombre de 10 dont 05 corporels, 04 dégâts matériels, et 01 mortel.

HYGIENE : TRAQUE DES BOULANGERIES ET DES PHARMACIES HORS NORMES

«Nous avons visité environ de 70 boulangers. Touba regorge plusieurs boulangeries. C'est un secteur assez difficile où nous n'avons pas la satisfaction», a déclaré Amadou Touba Niane. Il ajoute, par ailleurs, que c'est un secteur où l'implantation doit être réorganisée avec des conditions d'hygiène améliorées. A cause des problèmes d'- hygiène notés dans le secteur, Amadou Touba Niane plaide pour l'implantation d'une brigade mixte avec la participation de toutes les administrations. Pis, ajoute-il, «la distribution de pain par des véhicules hippomobiles est problématique, ça ne cadre pas avec les normes d'hygiène». Dans le cadre de ses visites d'inspections, le service régional de Diourbel, a aussi contrôlé des dépôts de produits pharmaceutiques. Dans ce sens, Amadou Touba Niane informe qu'à Touba, autour de 48 pharmacies et près de 300 dépôts sont en marge de la législation. Il propose en conséquence «le retrait dans le circuit de distribution des médicaments périmés». 764 articles ont été retirés de 47 dépôts pour une valeur de 352 mille francs CFA, annonce Amadou Touba Niane.

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