Ile Maurice: Navin Ramgoolam - «Il y aura d'autres vidéos... »

Le leader du Parti travailliste a condamné ce dimanche 20 octobre la diffusion de la vidéo Navingate, le traitant notamment de voleur. Dans un post sur Facebook il y a peu, il a démenti le contenu de cette vidéo «fabriqué de toute pièce (sic) dans le but de me nuire et de manipuler l'opinion publique». Et a ajouté qu'il sait que d'autres «vidéos et publications fallacieuses verront le jour incessamment».

Navin Ramgoolam explique qu'il n'en est pas surpris car «je suis ni plus ni moins l'homme à abattre car je suis celui qui se dresse en rempart contre la dictature des Jugnauth». Avant de déplorer la confiance qui a été «ébranlée» dans nos institutions avec notamment la publication de documents bancaires, «démontrant une ingérence accrue à tous les niveaux par les accapareurs de pouvoir».

Répondant à ses sympathisants sur Facebook, Navin Ramgoolam ajoute qu'«en 2015, à l'époque des arrestations arbitraires du Central C.I.D, je n'ai pas cessé de dire haut et fort que la dictature s'était bel et bien installée à Maurice».

Il déplore qu'à la veille des élections, «mes adversaires sombrent dans l'illégalité et la malhonnêteté». «Mon épouse Veena et moi sommes restés dignes devant le déferlement des attaques injurieuses et mensongères. Nous ne dérogerons pas à nos principes. Nous garderons la tête haute et notre décence contre vents et marées.»

Revenant sur la «dictature des Jugnauth», il déplore que les institutions s'en trouvent décrédibilisées. «Les Mauriciens n'auront plus confiance dans la confidentialité des données confiées aux institutions publiques. Les fonctionnaires ayant déposé leurs déclarations des avoirs à l'I.C.A.C auront désormais légitimement le droit de penser qu'il y a des risques que leurs informations soient fuitées. L'irresponsabilité et la médiocrité des choix de certains portent une vile atteinte aux intérêts supérieurs du pays.»

Pour Navin Ramgoolam, cette stratégie vise à lui «nuire personnellement et détourner l'attention des vrais enjeux nationaux». Mais, lui affirme-t-il, «demeure concerné uniquement par l'avenir des Mauriciens Le pays a besoin de respirer et d'un nouveau souffle. Les Mauriciens veulent se sentir libres».

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