Burkina Faso: L'UNFPA commémore ses 50 ans sous le signe de l'élimination des mutilations génitales féminines

20 Octobre 2019

Les Fonds des Nations Unies pour les activités en matière de population a été crée sous forme de fonds d'affection spéciale en 1967 et a commencé à financer des programmes démographiques en 1969.

En 1987, il est officiellement renommé Fonds des Nations Unies pour la Population, reflétant son rôle de premier plan dans le système des Nations Unies en matière de population.

L'appui du fonds pour la population burkinabè a démarré en 1973 avec la préparation du Récemment général de la population et de l'habitation de 1975.

Notons que l'UNFPA apporte son appui au gouvernement du Burkina à travers la mise en œuvre de programmes de coopération dont le 8e programme a débuté en janvier dernier et couvre la période 2018 à 2020.

Comme réalisation au Burkina, on peut citer, entre autres, l'adoption de la loi 067-2015 du CNT contre les violences faites aux femmes et filles , l'ouverture de 517 comptes formels aux profits des femmes , la mise à disposition d'experts genres pour accompagner la mise en œuvre de la politique nationales Genre et l'appui à la création de coalitions et réseaux contre le mariage d'enfants et les MGF.

La CIPD quant à elle est un événement qui s'est déroulé au Caire en 1994 , réunissant 179 gouvernements qui ont adopté un programme d'action révolutionnaire et ont appelé à faire des droits des femmes et de leur santé reproductive un sujet central dans les efforts nationaux et internationaux de développement économique et politique.

Depuis 1969 , l'UNFPA , pour accomplir son mandat a enregistré de « nombreux progrès » dans le domaine de la promotion des droits en matière de santé sexuelle et de la reproduction y compris la production et l'utilisation des données de population pour la planification et la conduite des actions de développement dans les pays.

Afin de marquer ce double anniversaire, le fonds au niveau global a décide d'entreprendre des actions pour accompagner les objectifs du programme d'actions de la CICP et surtout de renforcer le plaidoyer autour de cet agenda mondial.

C'est donc dans ce cadre que le bureau pays du Burkina a convenu des actions telles que le jumelage de la cérémonie de remise du prix « Mariam Lamizana» pour la promotion de l'élimination des mutilations génitales féminines avec la cérémonie commémorative des 25 ans de la CICP et des 50 ans de l'UNFPA.

Les objectifs étant de renforcer la visibilité de l'agenda de la CIPD, renforcer le partenariat avec le gouvernement et les acteurs au développement du Burkina, primer les journalistes et blogueurs sur les MGF et distinguer des personnalités ayant contribué à faire avancer le mandat de l'UNFPA et l'agenda de la CICP au Burkina Faso.

Le représentant de l'UNFPA, Auguste Kpognan, a expliqué que le « prix Mariam Lamizana » est l'activité phare de la commémoration.

Initié en 2018 par le fonds, donc deuxième du genre cette année, ce prix vise à « encourager la contribution des journalistes aux efforts du gouvernement et de ses partenaires pour la promotion et l'abandon des MGF».

Selon Mariam Lamizana, présidente de l'ONG « Voix de femmes », le silence des parents face aux MGF et le témoignage d'une fillette qui s'est retrouvée handicapée suite aux MGF l'ont motivé à lutter contre ce fléau. Elle a par ailleurs exprimé sa « gratitude » à l'UNFPA qui a institué ce prix en reconnaissance aux efforts qu'elle a déployés dans cette lutte.

Peuvent participer à ce concours, tout (e) journaliste professionnel(le) travaillant dans une presse écrite, dans une radio ou télévision au Burkina ou un (e) pigiste \ correspondant avec preuve de publication d'articles ou et \ ou reportage sur les MGF dans un média local ou international.

Également peuvent participer les blogueurs et acteurs des médias y compris le digital membre d'une association reconnu officiellement au Burkina.

Le « Super prix Mariam Lamizana » sera décerné au meilleur de l'ensemble des catégories. Il recevra en plus des prix décernés aux lauréats par catégorie, un chèque de 500 000 Fcfa, un ordinateur et un trophée.

« Nous nous réjouissons qu'il ait eu des avancées majeures et le taux de prévalence est en baisse malgré le faite qu'il y ait quelques résistances.

Le plus grand défi que nous avons à relever aujourd'hui c'est par rapport à la pratique transfrontalière et surtout à la complicité des populations.

Il faut que les complices et auteurs soient sévèrement punis à la hauteur de leurs faits et que nous continuons à sensibiliser » a déclaré Ursule Viviane Taro, représentante du secrétariat permanent du conseil national de lutte contre les pratiques de l'excision (SP\ CNLPE).

Comme défis à relever, l'UNFPA entend renforcer les connaissances pour les droits des femmes et des filles, mobiliser des ressources pour les soutenir et élargir son champ d'action en intervenant dans d'autres régions.

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