Afrique: La conférence sur les faits de l'état civil profitera aux pays africains cherchant à régler le « scandale de l'invisibilité »

communiqué de presse

Lusaka, Zambie, le 15 octobre 2019 (CEA) - Les pays africains devront continuer à renforcer leurs systèmes de faits d’état civil et de statistiques de l’état civil (CRVS) en tant que fondement de systèmes d’identité juridiques solides et durables sur le continent à la suite de la cinquième conférence des ministres africains responsable dudit portefeuille.

C’est ce que déclare ce mardi, le Ministre zambien des affaires intérieures, Stephen Kampyongo, lors d’une conférence de presse ministérielle sur la conférence qui a débuté ce lundi, à Lusaka, en Zambie.

La conférence est un forum régional permanent de l’Union africaine qui a été créé dans le but de fournir des orientations politiques pour la transformation et l’amélioration accélérée des systèmes de faits d’état civil et de statistiques de l’état civil en Afrique.

La conférence des ministres est précédée par une réunion d’experts de trois jours consacrée aux délibérations techniques sur divers aspects du CRVS en Afrique, aboutissant à des projets de résolution et de recommandations qui seront examinés lors du forum ministériel.

M. Kampyongo déclare que certains pays africains ont renforcé leurs capacités institutionnelles en matière de communication de l’identité légale, mais qu’il reste encore beaucoup à faire pour remédier au « scandale de l’invisibilité » du continent, selon lequel la moitié des enfants du continent ne sont pas déclarés à la naissance.

Au moins 1,5 milliard de personnes n’ont pas de preuve d’identité légale dans le monde entier. La moitié d’entre eux se trouvent en Afrique, ce qui les expose à des vulnérabilités, notamment le manque d’accès aux services.

« Cela implique, formuler et mettre en œuvre de politiques appropriées et avoir des principes directeurs axés sur nos aspirations conformément aux Objectifs de développement durable et à l’Agenda 2063 de l’Afrique », déclare M. Kampyongo, ajoutant que les ministres africains doivent soutenir les interventions visant à intégrer la gestion de systèmes CRVS de l’identité numérique.

Sur les avances faites jusqu’à présent, le ministre dit : « Ces progrès consistent notamment à s’assurer que tous les États membres disposent de plans d’action nationaux, fondés sur des évaluations exhaustives de leurs systèmes CRVS, dans le cadre du Programme pour l’amélioration accélérée des systèmes de faits d’état civil et de statistiques de l’état civil en Afrique ».

La conférence de cette année a pour thème, « Système novateur de faits d’état civil et de statistiques de l’état civil : fondement de la gestion de l’identité légale ».

« Ce thème est opportun pour tous les pays africains, y compris la Zambie. En effet, tous les pays africains s’efforcent de concrétiser les aspirations de la la cible de l’ODD16.9, qui vise à octroyer à tous une identité légale, y compris une déclaration de naissance d’ici 2030 », indique M. Kampyongo.

Les principaux objectifs de la conférence sont les suivants :

-           Identifier les principaux défis dans la mise en œuvre du programme pour l’amélioration accélérée de faits d’état civil et des statistiques de l’état civil aux niveaux régional et national.

-           Réaffirmer l’engagement des gouvernements et des partenaires de développement en faveur du CRVS et de la gestion de l’identité grâce à une approche globale renforçant les mécanismes institutionnels permettant l’amélioration accélérée de systèmes de gestion de faits d’état civil, des statistiques de l’état civil et de l’identité sur le continent ; et

-           Examiner et partager les meilleures pratiques des pays africains en matière de CRVS et de processus de numérisation des systèmes de gestion de l’identité, en utilisant des infrastructures informatiques appropriées et en améliorant les processus métier innovants, afin de garantir l’interopérabilité des systèmes CRVS universels avec la gestion nationale de l’identité et les diverses fonctions gouvernementales.

« En tant que pays, nous sommes impatients d’apprendre les meilleures pratiques en matière d’utilisation optimale de la technologie pour améliorer les systèmes CRVS, en particulier parce que la Zambie s’emploie à mettre en place un système national intégré d’information sur les registres - une plateforme qui utilisera un identifiant unique de la naissance à la mort », affirme le Ministre de l’intérieur.

Le Dr Chitalu Chilufya, Ministre zambien de la santé, déclare que son pays donne la priorité au CRVS et à la collecte de données fiables et précises pour aider le pays à définir ses politiques de santé.

Les ministres responsables des faits d’état civil, de l’identité nationale, de la santé, des TIC et de la gouvernance électronique de tous les États membres de l’UA, les responsables de l’état civil, de l’identité nationale, des statistiques nationales et de plusieurs partenaires au développement parmi d’autres acteurs en Afrique, participeront à la conférence.

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