Cameroun: Inondations dans l'Extrême-Nord - Comment on a pu limiter les dégâts

Nonobstant les fortes pluies de ces derniers jours dans le département du Mayo-Danay, les dispositions prises par les pouvoirs publics.

Une partie des populations des arrondissements de Kaï-Kaï et de Maga a été contrainte par les eaux, de se mettre en hauteur depuis bientôt un mois. Les conséquences des inondations survenues ces dernières semaines dans le Mayo-Danay auraient causé plus de dégâts qu'en 2012 à cause des précipitations exceptionnelles de cette année. Elles se sont limitées dans deux localités précises : la zone de Kaï-Kaï et d'Alvakaï à une quarantaine de km environ au nord de la bourgade de Pouss par voie nautique.

A Kaï-Kaï, les autorités administratives dénombrent 26 villages pour 1112 ménages affectés. Ici, les localités sont concernées par le Projet d'urgence de lutte contre les inondations (PULCI) décidé par le chef de l'Etat. En principe, ces villages situés au sud du lac de Maga ne devraient plus se trouver là où ils sont en ce moment. Selon Sou-Oudi Ibrahima, le sous-préfet de Kaï-Kaï, les populations avaient été sommées de rejoindre l'espace titré et borné par l'état au lendemain des inondations de 2012 pour les recaser. D'autre part, avant la mise en place du lac artificiel de Maga, toutes les populations habitant cette partie sud ont été indemnisées en1978. Cette partie nord de Kaï-Kaï et les abords du Mayo Guerléo, circulant dans la ville chef-lieu de l'arrondissement ont été déclarés inhabitables par les pouvoirs publics.

A cause des croyances selon lesquelles on ne fuit pas l'eau, les habitants s'y sont maintenues et ont vu les eaux monter progressivement, puis ont été forcées de rejoindre un site de recasement dans un quartier du chef-lieu de l'arrondissement. Des tentes et du matériel de couchage fourni par le PULCI ont permis de loger et de recaser une partie des déplacés. Rappelons que ces populations qui refusent de partir sont en réalité inondées tous les ans. Une autre mauvaise habitude est aussi de coloniser les lits des rivières par des habitations non appropriées.

Des faits qui se remarquent surtout dans les villes de Kaï-Kaï au quartier Colombaï aux abords du mayo Gerléo à Yagoua dans les quartiers Goboïddou, Kaskao et Danaïré le long de la rivière Danay. Pourtant des zones exondées leur ont été attribuées. Dans la zone d'Alvakaï dans l'arrondissement Maga, la situation est tout autre. Cette partie est hors de la zone d'intervention du PULCI. Depuis deux ans, les populations ont résisté aux inondations grâce à une digue construite par la SEMRY sur budget d'investissement public en 2017. Avec la forte pluviométrie de cette année, elle a cédé et l'eau a envahi le village et les populations se sont allées s'installer sur la crête.

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