Congo-Kinshasa: Insécurité dans l'Est de la RDC - Le Mouvement des indignés interpelle le chef de l'Etat

L'organisation, qui se dit animée par le souci de voir se réaliser les actions déjà nobles du président de la République, l'invite à mettre au centre de ses préoccupations la détresse des victimes de toutes les atrocités commises dans la partie est du pays, en instaurant une justice réparatrice et une reconnaissance au travers l'érection des mémorials à tous les endroits profanés.

Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, le 19 octobre 2019, en tant que premier citoyen indigné de la situation sécuritaire du pays, le Mouvement des indignés affirme constater « un déphasage entre les promesses » qu'il a faites pendant la campagne élecorale « et les réalités de terrain ».

Ce mouvement note, en effet, qu'en dépit du sit-in organisé le 16 septembre dernier pour exiger le départ du pays de la Mission onusienne (Monusco), qu'il accuse d'avoir échoué dans ses objectifs, le chef de l'Etat congolais a décidé de la maintenir.« Le Mouvement des indignés de la situation sécuritaire a été surpris par votre souci de maintenir cette coquille vide en ce que vingt ans après, près de vingt milliards de dollars sont gaspillés juste pour observer comment on tue les Congolais », a-t-il fait observer à l'endroit du chef de l'Etat, Félix Tshisekedi .

La Monusco, selon les Indignés, doit partir de la République démocratique du Congo (RDC), afin de laisser place à « une force neutre d'intervention rapide pour éradiquer l'insécurité ». Ce mouvement se propose même d'apporter sa contribution au président de la République pour lui soummettre un projet de résolution en remplacement de la mission onusienne.

Les Indignés se disent convaincus que la sécurité et la paix du pays dépendront de la volonté du chef de l'Etat de renforcer l'armée, en luttant contre l'impunité et l'affairisme en son sein. A cet effet, d'ailleurs, ils lui rappellent ses promesses, dans la plupart de ses allocutions, de mettre l'homme congolais en avant plan de son programme politique, une volonté qui rejoint l'esprit de l'article 16 de la Constitution de la RDC.

« Mourir pour la paix, c'est d'abord effectuer la purge au sein de l'armée en sanctionnant les officiers affairistes. C'est également radier tous ces étrangers qui pullulent dans l'armée et qui constituent un véritable obstacle pour la paix, surtout à l'est. C'est aussi non seulement changer le commandement à la base mais surtout le faire au sommet. C'est, enfin, déclarer la fermeture et la fin de coopération avec les pays agresseurs mieux connus, le Rwanda et l'Ouganda, jusqu'au rétablissement total de la paix en RDC », a écrit le Mouvement des indignés au chef de l'Etat.

« Nous sommes convaincus que le peuple congolais, s'appropriant ce besoin de sécurisation et de paix, ne manquera pas de vous accompagner dans votre volonté affichée », a-til fait savoir, plus indigné encore de constater que les tueries se sont poursuivies dernièrement à Beni, le matin même de l'arrivée du président de la République.

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