Cameroun: Cyclisme - Les Camerounais à la peine

Pour la première fois depuis sa création, aucun compatriote n'a gagné une étape du Grand prix cycliste international Chantal Biya. Explications.

La 19e édition du Grand Prix cycliste international Chantal Biya est à oublier rapidement pour les coureurs camerounais. Jamais, cette compétition ne s'est achevée sans qu'un seul ne gagne une étape. Pire, aucun n'aura été sur un podium d'étape. Ne parlons pas des différents maillots : jaune (premier au classement général individuel au temps), vert (premier au classement général aux points), blanc à pois rouge (premier au classement du meilleur grimpeur) ou encore blanc (premier au classement du meilleur jeune). Bref, les 10 cyclistes qui avaient pour mission de challenger les 25 autres du peloton sont passés à côté d'une course dont ils maîtrisaient pourtant pour la plupart le parcours, à l'exception de la première étape, qui s'est courue entre Bertoua et Abong-Mbang.

Clovis Kamzong Abossolo est le meilleur camerounais de cette course. Le capitaine de la SNH Vélo Club pointe à la huitième position au classement général individuel, à 18 secondes de l'Algérien Azzedine Lagab, vainqueur du Grand prix Chantal Biya. C'est aussi le même écart entre le maillot jaune et Artuce Tella, son coéquipier, qui arrive à la dixième place. Tandis que les coureurs de l'équipe nationale occupent le bas du classement. Ils ont tous le mérite cependant d'avoir terminé la course. Aucun abandon n'a été enregistré. La SNH et l'équipe nationale étaient composées pour la plupart de jeunes coureurs, les moins de 23 ans. Qui gagneront, avec le temps, en expérience.

Personne n'aurait pu imaginer une telle contre-performance de la part des coureurs camerounais. Surtout parce qu'avant le Grand Prix Chantal Biya, ils avaient participé au Tour de Côte d'Ivoire, Tour de la Réconciliation du 9 au 15 septembre. Une course de l'Union cycliste internationale (Uci), classée 2.2. Hervé Raoul Mba et Clovis Kamzong Abossolo avaient gagné chacun une étape. Et au classement général final, Clovis Kamzong Abossolo avait terminé à la troisième place et son coéquipier Artuce Tella, à la quatrième. Sauf qu'en Côte d'Ivoire, la vitesse moyenne était d'environ 38 km/h.

Avec une compétition Uci également classée 2.2 et en pleine course à la qualification pour les Jeux olympiques Tokyo 2020, il était évident que le niveau de course allait être relevé pour ceux qui veulent atteindre cet objectif, à l'instar des Algériens. C'est donc sans surprise qu'au Grand Prix, la plus petite vitesse moyenne était de 39 km/h et la plus grande 44 km/h. Un gap que les coureurs camerounais n'ont pas réussi à rattraper. Ce qui, de source digne de foi, est la résultante d'une préparation déficitaire. « Notre prière est qu'on passe de deux à trois semaines de stage. En deux semaines, on ne se prépare pas assez. Nous n'avons pas assez de courses cyclistes pour maintenir la grande forme. Avec 21 jours, on a la chance d'avoir une préparation optimale et nos coureurs vont remporter des compétitions », souhaite Dieudonné Ntep, l'entraîneur national de cyclisme.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Cameroon Tribune

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.