Afrique: Sommet Russie-Afrique - Moscou veut doubler ses échanges avec les pays africains

Le président russe, Vladimir Poutine, a ouvert le forum, le 23 octobre, soulignant qu'il entendait « au minimum doubler » les échanges commerciaux de son pays avec l'Afrique, comme « symbole du regain d'intérêt russe pour le continent africain ».

« Nous exportons actuellement pour vingt-cinq milliards de dollars de nourriture, ce qui est plus que ce que nous exportons d'armes qui représentent, elles, quinze milliards. Et nous sommes capables d'au minimum doubler ces échanges dans les quatre à cinq prochaines années », a déclaré le président russe. « En Afrique, il y a de très nombreux partenaires potentiels qui ont de très bonnes perspectives de développement avec un énorme potentiel de croissance », a-t-il ajouté, lors de la session plénière du sommet organisé à Sotchi (sud de la Russie) devant plusieurs dizaines de chefs d'Etat africains.

Le chef du Kremlin s'est, par ailleurs, félicité de ce que son pays a annulé, ces dernières années, des dettes africaines à hauteur de vingt milliards de dollars. « Nous voulons aussi renforcer la présence de l'Etat russe en Afrique », a-t-il indiqué.

Le sommet de Sotchi, destiné à rechercher les meilleurs moyens de renforcer la coopération bilatérale, connaît la participation des chefs d'État et de gouvernement africains, ainsi que celle des chefs d'entreprise russes et africains. Le programme prévoit des discussions politiques et économiques pour montrer que la Russie, comme la Chine ou l'Europe, peut être un partenaire fiable.

La rencontre sert de plate-forme de débat autour des différents défis actuels dans le monde et la recherche des moyens de renforcer la stabilité. Une déclaration politique sur l'état et les perspectives de coopération entre la Russie et les pays du continent africain sera signée à l'occasion.

La politique africaine de la Russie se veut très pragmatique. C'est pour cela que Moscou souhaite réinvestir sur le continent et est prête à s'engager avec tous ceux qui en expriment un intérêt. Mais si elle revient en Afrique après presque trois décennies en retrait, le pays est encore loin de faire concurrence aux puissances occidentales, avancent les analystes. Ils ajoutent que la Russie arrive tard sur le terrain économico-commercial africain par rapport à la Chine, parce que, qu'il s'agisse d'infrastructures ou de ressources naturelles, Pékin a marqué de son empreinte ce continent, se posant en concurrent numéro un des puissances occidentales.

En marge des travaux qui prennent fin le 24 octobre, il est prévu un forum économique réunissant des responsables russes et africains ainsi que des représentants de grandes entreprises, a indiqué le Kremlin, assurant que cet événement verra la signature d'un nombre important d'accords dans les domaines du commerce, de l'économie et de l'investissement.

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