Burkina Faso: Financement des élections de 2020 - Les « amis du Burkina » se concertent

23 Octobre 2019

Les Partenaires techniques et financiers (PTF) du Burkina Faso ont échangé, au cours d'une table ronde, le lundi 21 octobre 2019 à Ouagadougou, sur la problématique du financement des élections présidentielle et législatives de 2020.

Les Partenaires techniques et financiers (PTF) du Burkina sont engagés à ses côtés pour une organisation « réussie » des élections présidentielle et législatives de 2020.

A cet effet, ils ont organisé une table ronde, le lundi 21 octobre 2019 à Ouagadougou, afin d'échanger sur la problématique du financement de ces élections qui constituent un « rendez-vous capital pour l'enracinement de la démocratie au pays des Hommes intègres ».

Cette rencontre avait pour objectif, aux dires du Ministre de l'Economie, des Finances et du Développement (MINEFID), Lassané Kaboré, de présenter aux partenaires un état des lieux exhaustif des besoins techniques et logistiques pour les élections et examiner leurs possibilités de financement.

A l'entendre, les défis liés à l'organisation des élections sont énormes. En effet, a-t-il reconnu, le contexte dans lequel se préparent les élections est particulier au regard de la situation sécuritaire du pays. Le premier défi, à son sens, est celui de tenir les élections à bonne date.

« Des forces aux desseins inavouables inspirent à notre pays une adversité féroce à laquelle nous devons faire face. Tenir donc les élections à bonne date dans ce contexte sera la preuve de notre résilience et de notre capacité à résister face à toutes ces intempéries », a-t-il déclaré.

En outre, a souligné le MINEFID, le vote des personnes déplacées, du fait des attaques terroristes, constitue un challenge pour le gouvernement.

A l'écouter, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a personnellement saisi la Commission électorale nationale indépendante (CENI) afin qu'elle prenne les décisions idoines pour permettre à ces personnes de participer au processus électoral.

Car, « nonobstant leur situation, elles doivent continuer à jouir de leurs droits notamment celui d'être électeurs et éligibles ». L'autre pari à relever concernant ces élections est celui d'une large participation des personnes en âge de voter et qui remplissent les conditions électorales prescrites par la loi.

Augmenter le nombre d'électeurs

Pour ce faire, a indiqué le ministre Kaboré, une mise à jour du fichier électoral est prévue en janvier prochain afin de permettre au plus grand nombre de burkinabè de s'inscrire sur la liste électorale.

De ce qu'il a dit, le corps électoral actuel qui est de 5 539 031 électeurs pourrait être porté à plus de 10 millions de personnes, selon les prévisions de la CENI.

Le vote des Burkinabè de l'extérieur constitue par ailleurs un nouveau défi que les acteurs se doivent de relever. Tous ces éléments, a noté le ministre en charge des finances, seront portés à la connaissance des partenaires au cours de la rencontre afin de recueillir leurs recommandations.

« Nous avons besoin de vos accompagnements, de vos appuis, de vos suggestions et de vos conseils. Vous avez toujours su manifester vis-à-vis du Burkina Fas,o un appui inestimable pour l'organisation des élections et nous avons foi qu'il se manifestera

encore », a-t-il lancé à l'endroit des partenaires. Son appel n'est pas tombé dans le vide puisque la présidente de la Troïka des partenaires techniques et financiers a renouvelé la disponibilité des « amis du Burkina » à accompagner le gouvernement dans l'organisation d'élections paisibles, transparentes, inclusives et crédibles.

Elle a salué la tenue de cette rencontre qui va leur permettre d'avoir une visibilité globale des besoins en appui technique et en financement. Elle a dit avoir confiance en la capacité du pays des Hommes intègres d'organiser des élections de qualité.

« Ce n'est pas la première fois que le Burkina Faso organise des élections. Il le fait depuis plus de 30 ans et ça a toujours été des élections de qualité.

Ce qui est nouveau aujourd'hui est la détérioration de la situation sécuritaire. Nous allons donc voir avec l'ensemble des partenaires, quels sont les besoins supplémentaires », a-t-elle soutenu.

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Plus de: Sidwaya

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