Sénégal: UCAD/CESTI - Le débrayage du SAES menace les grandes enquêtes

23 Octobre 2019

Les étudiants de la 47ème promotion du Centre d'études des sciences et technique de l'information (Cesti), risquent de ne pas présenter leurs grandes enquêtes. Le mot d'ordre de débrayage annoncé par la section du syndicat autonome de l'enseignement supérieur (Saes) de 72 heures à compter d'aujourd'hui, mercredi 23 octobre, pourrait compromettre le déroulement de cet examen final de sortie de promotion prévue ce jour jusqu'au vendredi 25 octobre.

La section du syndicat autonome de l'enseignement supérieur (Saes) du Centre d'études des sciences et technique de l'information (Cesti) appelle tous ses membres à observer un débrayage de 72h, à partir d'aujourd'hui pour prendre fin le vendredi 25 octobre.

Ce préavis de débrayage pour dénoncer le silence du Recteur et de la direction des affaires pédagogiques sur l'affaire dite des attestations délivrées aux journalistes béninois par Cousson Traoré, Directrice du Cesti, «sans délibération du comité pédagogique», vient confirmer le climat délétère entre la direction et le syndicat.

Mais, cet énième acte posé par le Saes risque d'impacter sur le déroulement de la présentation des grandes enquêtes réalisées par les étudiants de la 47ème promotion. En effet, le préavis de débrayage annoncé s'étale sur toute la période de cet examen final de sortie de promotion.

Le comité pédagogique réuni à la date du 05 août 2019, a retenu, à l'unanimité, les dates du 23 au 25 octobre pour le déroulement de ces évaluations.

Il est prévu que les étudiants passent devant les jurys presse écrite, radio et télévision, aujourd'hui, mercredi et demain jeudi, avant de venir participer le lendemain, vendredi 25 octobre, au grand jury, moment marquant la délibération des résultats.

«C'est une coïncidence malheureuse et triste», nous confie un membre du Cesti qui préfère garder l'anonymat, pour s'interroger sur la démarche du syndicat de vouloir saboter le déroulement des grandes enquêtes, alors que les dates ont été retenues par un comité dont ils sont membres.

Autrement dit : le débrayage du Saes laisse planer la possibilité de perturber cette étape importante de fin de cycle.

Si les membres de la section Saes venaient à observer le mot d'ordre débrayage, les futurs professionnels de l'information seront dans une position inconfortable au moment où ils ont beaucoup plus de quiétude.

Les trois chefs de départements, notamment en Presse écrite, Radio et Télévision, personnes d'office des jurys constitués, sont des militants du Saes.

Par conséquent, le suivi du mot d'ordre de débrayage de leur syndicat de 72 heures pourrait créer une incidence négative sur la tenue des examens de ces différentes catégories.

A moins que les autorités rectorales apportent des réponses sur les questions posées par le syndicat notamment sur les attestations délivrées aux journalistes béninois.

Sur quels critères, ont été déclarés admis les 52 journalistes béninois ? Dans quel cadre les délibérations ont été faites ? Avec qui ? Sur quelle base juridique ? Où est le procès-verbal qui sanctionne ces délibérations ? Où sont les notes ?

En attendant des éclairages, le Saes reproche à la directrice d'avoir livré des attestations sans l'aval du comité pédagogique, en violation des règles de fonctionnement du CESTI.

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Plus de: Sud Quotidien

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