Cote d'Ivoire: Ellen T. Petersson - "Les recettes pour étudier aux Etats-Unis"

23 Octobre 2019
interview

Le 21 septembre 2019, l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique a organisé la deuxième édition de la foire des universités américaines à l'espace Crrae-Umoa d'Abidjan-Plateau. L'attachée culturelle de cette représentation diplomatique situe ici les enjeux de cette foire.

Combien d'universités américaines sont-elles représentées à cette foire?

Aux Etats-Unis, nous avons à peu près 4500 universités et chaque université a sa propre personnalité et quelque chose pour tout le monde.

Et, nous sommes très heureux d'avoir pu inviter 39 universités, mais, nous en avons ici actuellement entre 36 et 37. Elles représentent 23 Etats américains. Et aussi 3 pays.

Nous avons des universités américaines au Liban, au Rwanda et au Ghana qui sont ici aujourd'hui.

Ces universités représentent une gamme de programmes et représentent des institutions publiques ou privées pour les étudiants qui veulent poursuivre leurs études dans n'importe quel domaine aux Etats-Unis.

Qu'est ce qui motive la tenue d'une telle foire ?

Nous sommes à la 2ème édition. La première a eu lieu en 2016 à laquelle ont participé environ une vingtaine d'universités.

Aux Etats-Unis, l'éducation n'est pas entièrement subventionnée par le gouvernement, ce sont les institutions elles-mêmes qui développent des programmes pour attirer les étudiants.

Pour beaucoup d'étudiants américains qui sont intéressés par le champ des relations internationales et aussi pour notre économie, nous dépendons du talent et de l'énergie des étudiants internationaux.

Si certaines universités comptent entre 5 et 10% d'étudiants étrangers, d'autres en comptent beaucoup plus. Parfois, le 1/3 ou même plus de la moitié des étudiants sont d'origine étrangère.

Cela crée un environnement très riche pour tout le monde. Nous pouvons échanger des idées et ça enrichit n'importe quel champ d'étude. Pour trouver des solutions aux problèmes auxquels tous nous faisons face dans le monde, il faut de la créativité, les idées venant de tout le monde.

Comment s'est faite la sélection des universités qui exposent ici ?

Ce n'est pas nous qui avons sélectionné les universités qui sont là, c'est elles mêmes qui ont décidé de venir ici. C'est important de noter que c'est la seule foire sur l'éducation américaine sur le continent africain.

En dehors de cette foire, de quels autres canaux disposent les élèves et étudiants pour s'informer sur les universités américaines ?

Nous avons des consultations et des aides de recherches qui sont gratuites. Les élèves peuvent s'inscrire sur notre page facebook, visiter l'ambassade gratuitement pour faire de la recherche pour poursuivre leurs études aux Usa, nous les aidons gratuitement.

Ces universités ont décidé de venir dans plusieurs pays sur le continent. Côte d'Ivoire, Ghana, Rwanda et plus tard Afrique du Sud.

A travers cette foire, il s'agit pour nous de construire des ponts de compréhensions mutuelle, de relations internationales, surtout entre les Usa et la Côte d'Ivoire.

Beaucoup d'élèves et d'étudiants rêvent d'étudier aux Etats Unis, mais malheureusement, ils butent sur le manque de moyens financiers. Avez-vous des recettes pour les aider ?

L'éducation ici en Côte d'Ivoire est forte parce que ça rend les étudiants très disciplinés. Pour les meilleures étudiants, il y a toujours un moyen pour réussir. Même si les capacités financières de la famille sont limitées.

Mais, le premier pas pour que les élèves réussissent, c'est non seulement à travers leurs bons résultats académiques et scolaires, mais aussi dans le service communautaire.

C'est de lancer des projets dans la communauté, se montrer très motivé pour développer un plan individuel. C'est le premier pas. Le deuxième pas c'est d'avoir un bon niveau en Anglais. J'encourage les étudiants à consulter le site internet, americanenglish.state.gov.

Après avoir réussi dans leur carrière personnelle, c'est-à-dire un plan individuel fort, ils peuvent alors consulter ces universités avec les épargnes de leur famille et s'il n'y en a pas assez pour les élèves les plus performants, il y a toujours quelques moyens de les aider...

Concrètement, comment cela pourrait-il se faire ?

Pour les étudiants qui veulent vraiment réussir, nous établissons des liens ici en Côte d'Ivoire avec des universités, nous essayons de débuter des échanges de professeurs et même pour ceux qui ne réussissent pas les premières étapes, à 18, 19 ou 20 ans, il y a des programmes de graduate, de master, de doctorat, si on ne réussit pas la première fois, on continue. Après, il y a des moyens pour réussir.

Les universités américaines sont réputées pour la qualité de leur formation. Justement, qu'est ce qui fait cette qualité et qui les distingue ?

Ce qui nous rend différent dans le système d'éducation, c'est que nous sommes pragmatiques c'est-à-dire que nous essayons d'insérer dans les programmes des stages, des possibilités de travail, des projets de recherches, des réseaux interdisciplinaires, c'est ce qui nous rend différent, c'est d'être en phase avec la création, l'innovation et c'est une culture où, les discussions avec le profs sont très ouverts.

Il n'y a pas un seul modèle. Il y a quelque chose pour tout le monde dans notre système, c'est parce que notre système se fait du bas vers le haut et non un système hiérarchique, du haut vers le bas.

Est-ce qu'il y a des possibilités d'être Abidjan et bénéficier de formations et de qualifications d'universités américaines sans avoir à se déplacer ?

Nous offrons des classes d'anglais dans nos espaces. Nous avons un espace américain à l'université Félix Houphouët-Boigny qui est ouvert au public. Nous avons aussi des espaces à l'ambassade où, nous offrons des classes d'anglais.

Je viens d'arriver ici à Abidjan, je suis en train d'approfondir ma connaissances de la gamme de formation qui est offerte ici, mais je sais que nous avons 5 espaces, Yamoussoukro, Abidjan...

Nous envoyons ici cette année 6 écoles secondaires, nous avons des graduate d'universités prestigieuses américaines qui arrivent ici pour s'installer dans des écoles mixtes, scientifiques pour les filles.

Nous avons une gamme d'activités de clubs d'anglais et d'activités communautaires, il y a des moyens ici sur place pour offrir des services à sa communauté.

Une chose est sûre c'est que, une fois que vous avez fait vos recherches et que vous vous êtes décidés à embrasser un champ d'études qui vous intéresse et que vous avez développé vos capacités en anglais, il y a des moyens pour chercher des subventions et des aides financières si on est vraiment bien préparé et qu'on a vraiment bien ciblé ce qu'on veut faire.

On arrive à l'étape de l'interview de visa qui fait peur aux gens. Mais, ce qui intéresse, c'est de savoir comment vous voulez contribuer au développement de votre pays.

Qu'est ce que vous avez fait comme recherche et processus de découverte jusqu'à maintenant ? Et comment vous comptez vous spécialiser dans un domaine bien précis aux Usa pour que cela puisse servir votre pays, c'est ce qu'on veut savoir.

Quelles perspectives après cette foire ?

On espère pouvoir organiser cette foire chaque année.... On essaiera de voir si on peut organiser une foire pour planifier sa carrière.

Ce sera soit en partenariat avec le gouvernement, soit le bureau d'emploi des jeunes. Nous sentons un besoin énorme, nous voulons aider les élèves et leurs parents.

Aider aussi les professeurs et les administrateurs. Nous voulons aider les élèves à planifier eux-mêmes leur avenir. Il ne s'agit pas pour les parents d'imposer leurs choix à leurs enfants. Il y a plusieurs choix de profession et ce choix devrait venir de l'enfant, lui-même.

Ne ratez pas ce que tout le monde regarde

Plus de: Fratmat.info

à lire

AllAfrica publie environ 700 articles par jour provenant de plus de 140 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.