Mali: Portefeuille de la BAD - Des propositions concrètes pour améliorer le taux de décaissement

Le Premier ministre, ministre de l'économie et des Finances a recommandé à la Banque africaine de développement (Bad) d'adapter ses instruments au contexte actuel du Mali. En tenant compte de son niveau de fragilité et d'agir vite et de manière flexible, afin d'éviter la détérioration progressive constatée de la qualité de son portefeuille dans notre pays.

Dr Boubou Cissé intervenait hier dans un hôtel de la place lors de la session politique de la Revue du document de stratégie pays et de celle de la performance du portefeuille des programmes et projets financés par la Bad au Mali au titre de l'exercice 2019.

Il a aussi attiré l'attention des dirigeants de l'institution bancaire africaine sur la nécessité de se fixer des objectifs réalistes et réalisables dans le cadre du document de stratégie pays 2020-2024.

Cette rencontre participative a enregistré la présence de près d'une dizaine de membres du gouvernement.

On notait aussi la participation du directeur général adjoint du Bureau régional de développement et de prestation de services pour l'Afrique de l'Ouest, Serge Marie Z. N'guessan et de la représentante-pays de la Bad au Mali, Mme Louise Djoussou-Lorng.

Cette revue politique fait suite à la tenue, vendredi dernier, de la session technique qui s'inscrit dans le cadre des travaux de la revue conjointe de performance du portefeuille des projets et programmes financés par la Banque africaine dans notre pays.

La session intervient aux termes d'une mission d'élaboration du rapport combiné d'achèvement du document de stratégie pays 2015-2019, de la revue technique de la performance du portefeuille 2019 et de préparation du nouveau document de stratégie pays 2020-2024. Les envoyés de la Bad séjournent dans notre pays depuis le 14 octobre.

L'objectif général visé par la session politique est d'exposer la qualité du portefeuille, les contraintes constatées et les solutions préconisées par la session technique.

Prend part à l'exercice l'ensemble des parties prenantes intervenant dans la chaîne de mise en œuvre des projets. Il s'agit des agents publics, du secteur privé, de la société civile, des bailleurs de fonds.

Le but étant d'en tirer des leçons, de proposer des solutions participatives susceptibles d'améliorer la qualité du portefeuille qui n'est autre que l'ensemble des projets financés par la Bad. Le portefeuille comporte 22 projets et programmes, a révélé Nyaki-Zangbula, ajoutant que l'enveloppe globale est estimée à 460 milliards de Fcfa.

Le portefeuille couvre le secteur public avec 19 projets pour un montant total de 392 milliards de Fcfa et le secteur privé pour trois projets représentant 73 milliards de Fcfa. Nyaki-Zangbula a précisé qu'en moyenne, un projet du secteur public représente 22 milliards de Fcfa.

Aussi, le portefeuille couvre les secteurs des transports routiers (31% du volume global du portefeuille), de l'agriculture et développement rural (27) et de l'eau et assainissement rural (9%). Le taux de décaissement qui détermine la capacité d'un pays à absorber les ressources mises à disposition, est de 30,09%, a dévoilé Nyaki-Zangbula.

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