Congo-Kinshasa: Elections crédibles et démocratiques à venir en RDC - La Moe Symocel lance le plaidoyer pour la réforme des cycles électoraux

La synergie des missions d'observation citoyenne des élections (SYMOCEL), à travers sa Mission d'observation électorale (MOE SYMOCEL), a lancé officiellement un plaidoyer pour la réforme des cycles électoraux en République Démocratique du Congo.

C'était au cours d'un atelier, organisé mardi dernier à l'Hôtel Memling. Cet atelier avait pour objectif de contribuer d'abord à l'amélioration des processus électoraux à venir notamment, la consolidation des institutions démocratiques conformément aux normes et obligations internationales. Et puis des bonnes pratiques en matière électorale afin de promouvoir les élections crédibles et démocratiques en RD. Congo. Dans cette ligne droite, la Moe Symocel, par le biais de son coordonnateur national, Bishop Abraham Djamba Samba Wa Shako, a fait savoir qu'après avoir publié le rapport des élections passées avec recommandations, et il a été révélé plusieurs faiblesses qui nécessitent une réforme.

Dans son adresse, Bishop Abraham Djamba Samba Wa Shako, a expliqué l'importance de ce lancement de plaidoyer. Il appert que ce plaidoyer recherche avec toutes les parties prenantes et partenaires au processus électoral, des voies et moyens pour trouver des solutions rationnelles en vue de consolider les acquis du processus électoral. En outre, cette cérémonie était réservée spécialement à la présentation des différentes parties prenantes qui contribuent positivement à l'avenir de la République Démocratique du Congo. «L'observation électorale ne s'arrête pas le jour du vote et le travail pour une mission électorale doit être continuelle», a indiqué Bishop Abraham Djamba.

Au cours de cet atelier, plusieurs recommandations ont été faites pour harmoniser le processus électoral en RD. Congo. Il s'agit, entre autres, de la restitution du scrutin à deux tours pour l'élection présidentielle, élire les gouverneurs, sénateurs, maires et maires adjoint, chefs de secteur et chefs de secteur adjoint au suffrage direct, inclure dans la loi électorale des dispositions pénalisant la corruption électorale, réviser le seuil de représentativité et réduire les frais de dépôt des candidatures en vue de garantir l'égalité des chances entre partis politiques et candidats, pour ne citer que celles-là.

Dans la même lignée, le Député national Christophe Lutundula s'insurge contre cette problématique de seuil en ces termes : « la constitution prévoit à son article 101, qu'on peut être candidat présenté par un parti politique, par le regroupement politique ou présenté par soi-même ou encore se présenter en indépendant. Le seuil, si on le retient, non seulement il défavorise les indépendants, au finish, il élimine les indépendants, donc le seuil est en contradiction avec l'esprit de la lettre de la constitution. En effet, aucun indépendant ne peut réunir le seuil parce que le seuil résulte de l'addition de quotien obtenu à travers toute la république», a-t-il déclaré.

Il sied de signaler que la Symocel dispose également en son sein d'une Mission d'observation électorale (MOE SYMOCEL), qui a pour mission de mener une observation et une évaluation de toutes les étapes du cycle électoral comme notamment, diffuser les résultats de ses observations, les bonnes pratiques électorales, mais aussi formuler des recommandations aux parties prenantes et faire le plaidoyer en vue des réformes appropriées pour l'amélioration des processus électoraux en République Démocratique du Congo.

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