Congo-Kinshasa: Lutte Contre l'Impunité - Me Fidèle Mawete Fakana déterminé à éradiquer ce fléau qui gangrène la RDC

Sous l'égide du Ministère de la Justice et garde des Sceaux, la Cellule Technique de Lutte Contre l'Impunité (CTLCI) a organisé, jeudi 24 octobre 2019, à l'hôtel Sultani, une cérémonie qui a marqué en premier lieu, l'ouverture de l'atelier d'enrichissement et de validation du rapport de l'examen de la RD. Congo sur la mise en œuvre de la convention des Nations Unies contre la corruption pour le premier cycle, qui couvre le chapitre III sur l'incrimination, détection et répression notamment, le chapitre IV sur la coopération internationale.

Puis, elle marque le second cycle d'examen d'application de la convention susdite, qui couvre le chapitre II, sur les mesures préventives et le dernier chapitre V sur le recouvrement des avoirs. Dans cette foulée, Me Fidèle Mawete Fakana, coordonateur de la CTLCI, un service spécialisé du ministère de la Justice, s'est levé pour lutter contre la corruption, qui est l'un des fléaux qui gangrène la RD. Congo.

«D'aucuns n'ignorent que le Président de la République, Félix Tshisekedi, a exprimé clairement sa volonté politique de combattre la corruption», a, d'entrée de jeu, rappelé Me Fidèle Mawete. En marge de cet atelier, il a laissé entendre que le VPM en Charge de la Justice et garde des Sceaux, Me Célestin Tunda ya Kasende, n'est pas resté loin de cette vision. C'est ainsi que le gouvernement de la République, à travers le ministère de la Justice, s'est approprié de cette question afin de laver l'image de la RD. Congo longtemps ternie à cause de la corruption à grande échelle et l'impunité.

A en croire Fidèle Mawete Fakana, la lutte contre la corruption passe aussi par le renforcement du cadre légal et il a été instauré dans le pays le mécanisme d'examen de l'application de la convention des Nations Unies contre la corruption. D'après le coordonnateur de la CTLCI, la République Démocratique du Congo a été un Etat partie depuis le 23 septembre 2010, et depuis 2010 jusqu'au 2016, notre pays a accusé un retard par rapport au mécanisme d'examen.

C'est pourquoi, cette Cellule Technique de Lutte Contre l'Impunité a été désignée comme point focal de la République pour l'examen de la convention des Nations Unies contre la corruption et des formations élaborées ont été faites. Lesquelles formations ont été données à l'endroit du coordonnateur, Me Fidèle Mawete Fakana et ces Cie à Vienne, la capitale d'Autriche. Les agents de cette cellule technique de lutte contre l'impunité ont, sans nul doute, une expertise aguerrie en matière de lutte contre la corruption. «Nous revenons pour ce travail de lutter contre la corruption, et c'est ce que nous sommes en train de faire. Nous nous sommes dit que la question de la lutte contre la corruption, cela ne peut pas se limiter seulement au discours.

Parce qu'on a constaté qu'il y a beaucoup de discours mais nous devons être plus pragmatique. Voilà pourquoi, au niveau de la cellule technique de lutte contre l'impunité, un service spécialisé au ministère de la Justice dont je suis le coordonnateur, nous nous attelons à cette question. Nous avons beaucoup d'expérience par rapport à cela », a déclaré Me Fidèle Mawete Fakana coordonnateur de la cellule technique de lutte contre l'impunité. Et d'ajouter : « Nous nous levons pour la lutte contre la corruption ».

Multiplicité d'organe ou un lot de personnes intègres ?

Pour le coordonnateur de la cellule technique de lutte contre l'impunité pour arriver à éradiquer ou encore à lutter contre la corruption, il faudra des personnes intègres qui vont travailler pour l'intérêt général et pour la bonne marche de la Justice en RD. Congo. « La multiplicité d'organe c'est bien, nous devons avoir plusieurs organes. D'ailleurs, l'article 6 de la convention encourage qu'un pays puisse se doter d'un ou plusieurs organes, cela ne suffit pas mais encore faut-il créer un lot d'intégrité, il faut qu'on puisse savoir dans différents postes à pourvoir qu'on puisse placer les hommes qu'il faut, c'est-à-dire, une base des données où on a des personnes intègres même si personne n'est parfaite. Mais des personnes qui puissent assumer, qui puissent donner des expulsions à certains niveaux. On doit identifier certaines personnes qui travaillent très bien». Tout compte fait, faudrait rappeler que c'est le vice-ministre de la Justice qui a lancé cet atelier d'enrichissement et de validation du rapport de l'examen de la RD. Congo sur la mise en œuvre de l'application de la convention des Nations Unies contre la corruption.

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