Sénégal: Matam - La plateforme sur la gouvernance du foncier et des ressources naturelles au menu d'un atelier

Matam, 25 oct. (APS) - La ville de Matam abrite depuis jeudi un atelier de restitution de l'étude relative à la mise en place de la plateforme sur la gouvernance du foncier et des ressources naturelles, dans le but de susciter une intéraction avec les acteurs locaux en charge des quesions foncières.

"L'objectif de cet atelier dans la région de Matam, c'est de voir dans quelles mesures la plateforme qui existe au niveau national puisse avoir une interaction avec les acteurs locaux, soit régionaux ou départementaux ou même communaux [...]. Ce sont eux qui gèrent en fait les questions foncières [... ]", a expliqué le docteur Cheikhou Oumar Ba, directeur exécutif de l'Initiative prospective agricole et rurale (IPAR).

L'IPAR est un espace de réflexion, de dialogue et de proposition pour des politiques agricoles et rurales concertées au Sénégal et dans la région ouest-africaine.

Son directeur exécutif rappelle que les questions foncières "ne sont pas gérées au niveau national, mais dans les localités". Il a souligné que dans le cadre de la territorialisation des politiques publiques voulue par l'Acte III de la décentralisation, l'objectif est de "travailler avec les acteurs locaux".

Le but est de "voir quelles sont les questions qu'ils se posent, comment gérer la question foncière" en sachant qu'il y a aussi celle de la gestion des ressources naturelles, a-t-il précisé.

"Par rapport à une bonne gestion du foncier, source de conflits, il y a autant de thématiques sur lesquelles on n'a pas de réponses. Ce que nous pouvons, c'est donner une opportunité aux acteurs locaux, pour qu'ils créent des espaces où ils peuvent créer des sous-thématiques qui vont aborder toutes les questions et faire des propositions d'abord aux autorités locales, ensuite au niveau national", a-t-il poursuivi.

Abdoulaye Hanne, le président du conseil départemental de Kanel, s'est réjoui de cet atelier.

Cette plateforme réunissant la société civile, le secteur privé et l'Etat dans un cadre de réflexion et de partage, "est très pertinente", a pour sa part dit Mouhamadou Gaye de la société civile.

Selon lui, "elle permet d'anticiper pour empêcher les conflits et les résoudre au cas où ils existeraient".

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