Afrique: Violations des droits de l'homme en Égypte, Ouganda et Indonésie

communiqué de presse

Strasbourg, France — STRASBOURG, France, 24 October 2019 / PRN Africa / -- L'Égypte doit mettre fin aux mesures violentes à l'encontre des manifestants

L'Ouganda doit stopper la répression des personnes LGBTI

L'Indonésie doit revoir en profondeur le projet de code pénal révisé

Jeudi, le Parlement européen a adopté trois résolutions dressant le bilan de la situation des droits de l'homme en Égypte, Ouganda et Indonésie.

Égypte

Le Parlement européen condamne avec la plus grande fermeté la récente répression de l'État contre des manifestants pacifiques anti-gouvernement ainsi que les restrictions actuelles qui pèsent sur les droits fondamentaux. Au cours des dernières semaines, les autorités égyptiennes ont procédé à l'arrestation arbitraire de plus de 4 300 personnes qui manifestaient contre la corruption endémique, la répression et les mesures d'austérité, et qui exigeaient la démission du Président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.

Les eurodéputés demandent qu'il soit mis fin à tous les actes de violence et d'intimidations, et appellent à la libération immédiate de tous les défenseurs des droits de l'homme détenus ou condamnés pour avoir simplement œuvré de façon légitime. Par ailleurs, ils se disent extrêmement préoccupés par les représailles exercées contre les personnes qui coopèrent ou tentent de coopérer avec des organisations internationales de défense des droits de l'homme ou avec les organismes des Nations unies chargés des droits de l'homme.

Une révision profonde et complète des relations de l'UE avec l'Égypte est nécessaire, affirment les députés. Ils estiment qu'il convient, au regard de la situation des droits de l'homme en Égypte, de revoir sérieusement les opérations d'appui budgétaire de la Commission européenne, qui devraient se limiter à soutenir principalement la société civile.

La résolution, adoptée à main levée, est disponible ici (24.10.2019)

Ouganda

Dans un environnement qui se caractérise déjà par une forte discrimination envers les personnes LGBTI, les députés se disent vivement préoccupés par l'éventuelle réapparition du projet de loi contre l'homosexualité dans le débat politique ougandais, qui, s'il est introduit, prévoirait la peine de mort pour "homosexualité aggravée". Ils prennent acte de la déclaration du porte-parole du Président Museveni démentant toute intention du gouvernement de proposer un tel projet de loi et invitent le gouvernement ougandais à ne pas revenir sur cette déclaration.

Le Parlement européen rejette résolument le recours à la peine de mort quelles que soient les circonstances et rappelle au gouvernement ougandais ses obligations au regard du droit international et de l'accord de Cotonou, qui engage au respect des droits de l'homme universels. De plus, les députés invitent la délégation de l'Union européenne en Ouganda à continuer à surveiller de près la situation des personnes LGBTI et à soutenir activement sur le terrain les organisations de la société civile, les défenseurs des droits de l'homme et les personnes LGBTI.

La résolution, adoptée par 521 voix pour, 4 voix contre et 110 abstentions, est disponible ici (24.10.2019).

Indonésie

Les députés se déclarent profondément préoccupés par les dispositions du projet de code pénal indonésien révisé, qui autorise la discrimination fondée sur le sexe, la religion et l'orientation sexuelle ainsi que la discrimination à l'encontre des minorités. Le projet de code pénal contient des articles qui ne citent pas les crimes passibles de sanctions et qui pourraient ainsi être utilisés pour légitimer à l'échelon local des centaines de lois existantes et discriminatoires relevant de la charia, affirme le texte.

La résolution salue la décision du Président Widodo de retarder l'adoption du projet de code pénal proposé, suite aux manifestations de grande ampleur, et invite le parlement indonésien à le réviser et à aligner l'ensemble de sa législation sur les normes internationales en matière de droits de l'homme et les obligations internationales de l'Indonésie.

Les députés constatent également avec inquiétude la restriction à la libre diffusion des informations essentielles relatives à la santé sexuelle prévues dans le projet de code pénal, et plaident en faveur de l'accès à des informations non censurées sur la contraception et la planification familiale pour les femmes et les filles.

La résolution, adoptée à main levée, est disponible ici (24.10.2019).

Copyright Union européenne, 1995-2019

SOURCE Parlement européen

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