Congo-Kinshasa: ESU - Le Personnel salue le retrait des quotités dues au ministère de tutelle

Concernés ou pas, plusieurs langues se sont déliées à la suite de la décision du Premier ministre, Ilunga Ilunkamba interdisant aux Universités et instituts supérieurs de rétrocéder au Ministère de l'Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU) les quotités sur les frais d'inscription et de minerval des étudiants. Le personnel de l'ESU, quant à lui, salue cette décision car selon elle, celle-ci permet aux universités d'avoir la plénitude de leur budget.

Pour Obul Okwess, chef des travaux à l'Institut Facultaire des Sciences de l'Information et de la Communication et président du syndicat de cette alma mater, la décision du Premier ministre est une bonne mesure d'autant plus qu'il n'y a aucune loi qui instituait ces quotités. Cela, affirme-t-il, permet aux universités d'avoir la plénitude de leur budget. Cependant, il met en garde les autorités académiques qui ne doivent pas penser que cet argent leur appartient mais doivent plutôt le gérer selon les normes. "Nous, syndicats, allons y veiller", promet-il.

Un personnel enseignant de l'Académie des Beaux-arts qui a requis l'anonymat remercie, lui, le chef de l'exécutif pour cette mesure qu'il qualifie de salutaire et intelligente car, elle permettra de mettre fin à la rétrocession des quotités au ministère et à ses services techniques. Par cet acte, il considère que le Premier ministre a fait preuve d'un sens élevé de responsabilité.

Pour lui, cette pratique de rétrocession qui existe dans des universités depuis plusieurs années a fragilisé le bon fonctionnement de plusieurs établissements d'enseignement supérieur. Le ministère de l'ESU devrait, en principe, se gêner de ce système qui date depuis longtemps car, normalement c'est le gouvernement qui doit payer les enseignants et non les parents. "Je suis très heureux de voir que le gouvernement actuel prendre ses responsabilités. Chapeau bas au Premier ministre qui a pris des mesures sévères pour remettre la situation sur le rail", lâche-t-il.

Par ailleurs, il propose que les institutions de l'Enseignement supérieur et universitaire améliorent la motivation de l'ensemble du personnel et investissent une partie de la quotité dévolue à la rétrocession dans l'acquisition des équipements utiles à la formation des étudiants et dans la consolidation des infrastructures existantes.

Pour rappel, dans une correspondance adressée au ministre de l'ESU, Sylvestre Ilunga a interdit au ministère de tutelle de percevoir les quotités sur les frais d'inscription et de minerval payés par les étudiants. «Les Universités et les Instituts supérieurs sont astreints à rétrocéder au ministère de l'Enseignement Supérieur et Universitaire ainsi qu'à plusieurs de ses entités diverses quotités prélevées sur les frais d'inscription et de minerval payés par les étudiants, aussi afin de remédier autant que possible à cette situation dommageable pour l'enseignement national, à dater de la rentrée académique 2019-2020, toute rétrocession des quotités des frais d'inscription et du minerval au ministère de l'Enseignement Supérieur et universitaire ainsi qu'à ses entités est interdite, excepté le fonds pour la promotion de l'éducation», lit-on.

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